Le Lézard

Dans le cadre des 40 ans de l'Expo 67 Montréal restaure le Mât totémique Kwakwaka'wakw (Kwakiutl)


MONTRÉAL, le 5 juillet /CNW/ -- MONTRÉAL, le 5 juillet /CNW Telbec/ - M. Marcel Tremblay, membre du comité exécutif et responsable des services aux citoyens de la Ville de Montréal, a annoncé aujourd'hui les travaux de restauration du mât totémique Kwakwaka'wakw (Kwakiutl) en présence de M. Karim Boulos, conseiller d'arrondissement de Ville-Marie, district Peter-McGill, et des artistes Kwakiutl mandatés par la Ville pour effectuer les travaux, soit M. Stanley Clifford Hunt, Mme Lavina Hunt, M. Jason Hunt et M. Curtis Henry Dickie. Soulignons que M. Stanley Clifford Hunt est le fils de M. Henry Hunt qui avait sculpté l'?uvre, dans le cadre d'Expo 67.

"Le Mât totémique est l'unique témoignage qu'il nous reste du Pavillon des Indiens du Canada. Cette ?uvre avait brillé lors de l'Exposition universelle de 1967. Ce mât totémique commémore un point tournant dans l'histoire des Premières nations du Canada. Seul mât totémique sur le territoire de Montréal, il était de notre devoir de veiller à sa préservation pour les générations futures", de souligner M. Marcel Tremblay, responsable des célébrations entourant le 40e anniversaire d'Expo 67.

"Il importait pour la Ville que ce véritable objet symbolique et sacré soit restauré dans une approche qui respecte les traditions autochtones, tout en mettant en valeur la richesse et l'éclat de cette ?uvre qui fait partie de la collection d'art public de la Ville" d'ajouter M. Karim Boulos.

Les travaux de restauration et de consolidation, qui ont débuté fin juin au parc Jean-Drapeau, se termineront à la fin du mois d'août 2007. Ils auront nécessité un investissement de l'ordre de 165 000 $. Bien qu'il ait été repeint en 1980 par les fils de Henry Hunt, Richard et Stanley Hunt, dans le cadre des Floralies internationales de Montréal, le mât totémique n'avait subi aucune intervention depuis son érection en 1967.

Une approche de restauration ancestrale

En mandatant M. Stanley Clifford Hunt pour restaurer le mât totémique, le bureau d'art public de la Ville de Montréal a ainsi respecté la tradition Kwakiutl voulant que les travaux soient effectués par des membres de la même famille, ou du même clan, que le créateur de l'?uvre. Le mât a été coupé et déposé à l'horizontale sur des billots afin de faciliter l'exécution des travaux. L'approche de restauration qui a été privilégiée pour le mât totémique consiste à réparer et à repeindre l'?uvre selon les techniques traditionnelles. Cette approche, propre aux Premières Nations et couramment utilisée pour les mâts totémiques issus d'une commande spécifique et installés dans des endroits publics, permet de garder vivante et de perpétuer une tradition ancestrale tout en favorisant la transmission des connaissances comme l'une des valeurs importantes associées aux mâts totémiques. L'emphase est alors mise sur le savoir-faire des créateurs plutôt que sur le matériau lui-même. Le mât totémique fait partie de la collection d'art public de la Ville qui comprend près de 300 ?uvres. Plus d'une douzaine de celles-ci sont situées dans les Îles Sainte-Hélène et Notre-Dame du parc Jean-Drapeau. Le public est d'ailleurs invité à assister aux travaux de restauration qui auront lieu une bonne partie de l'été.

Communiqué envoyé le 5 juillet 2007 à 11:00 et diffusé par :