Le Lézard
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Sujets : Sans buts lucratifs, Soins de santé / hôpitaux

Les victimes de la crise de la Thalidomide des années 1960 sollicitent l'appui du gouvernement fédéral


La campagne « Réparons les torts » vise à éduquer les citoyens canadiens sur les graves malformations congénitales et les nombreux impacts qu'un médicament, homologué par leur gouvernement, cause encore jusqu'à ce jour aux survivants

MONTRÉAL, le 24 nov. 2014 /CNW/ - Cinquante ans après que la thalidomide ait été prescrite pour combattre les effets de la nausée chez les femmes enceintes, leurs enfants survivants aujourd'hui adultes cherchent à obtenir un soutien financier pour faire face aux extrêmes défis médicaux et financiers que leur a imposé ce médicament, approuvé par leur gouvernement. Quatre-vingt-quinze de ces victimes sont toujours vivantes - et confrontées à chaque instant de chaque jour aux terribles préjudices que ce médicament, prescrit à tort, leur a infligé, tel que des membres manquants et gravement mutilés, des organes absents, la surdité, la cécité, des défigurations et bien d'autres atteintes internes. Les besoins des survivants en matière de soins de santé et de mobilité excèdent largement la protection offerte par les régimes de soins de santé provinciaux. En effet, on estime que le fardeau financier d'une victime de la thalidomide s'élève à plusieurs centaines de milliers de dollars par année.

L'Association canadienne des victimes de la thalidomide, un organisme de bienfaisance à but non lucratif, désire travailler avec les députés et le gouvernement fédéral afin d'assurer un soutien financier à long terme pour ces 95 survivants.

« Sans l'aide financière du gouvernement, la plupart des survivants continueront de vivre dans une situation de crise sans fin - une crise qui repose non seulement sur des besoins d'assistance physique, mais aussi financière et émotionnelle » a déclaré Mercédes Benegbi, directrice générale de l'Association canadienne des victimes de la thalidomide.

Dans les années 1960, en dépit du fait que le gouvernement des États-Unis ait refusé d'autoriser le médicament, la Direction des aliments et des médicaments au Canada avait donné son approbation. Peu de temps après, les tragiques effets secondaires du médicament sont rapidement devenus évidents. Le médicament a été immédiatement retiré des tablettes en Allemagne, au Royaume-Uni et dans d'autres pays. Mais pas au Canada. Ce n'est que trois mois plus tard que la SADC, aujourd'hui Santé Canada, en a interdit la distribution.

« Notre proposition à Santé Canada reflète ce que nous avons appris d'autres gouvernements où la thalidomide était prescrite, tel qu'au Royaume-Uni et en Allemagne » a déclaré Mme Benegbi. « Les survivants nés au Canada auront besoin d'au moins  100 000 $ par an, en moyenne, en plus d'un montant forfaitaire pour les amener à un niveau de vie similaire avec leurs frères et soeurs du Royaume-Uni. »

Le seul soutien financier direct fourni par le gouvernement fédéral remonte à 1991, alors que Santé Canada avait versé un montant forfaitaire de 65 000 $ (en moyenne) à chaque survivant pour faire face à des besoins urgents à ce moment - par ex. l'adaptation de leur véhicule ou l'abaissement des comptoirs dans leur résidence. Bien que les victimes aient été reconnaissantes pour toute assistance, aucune solution à long terme n'a été offerte. Les modestes sommes qui leur ont été accordées à l'époque sont depuis longtemps épuisées.

Mme Benegbi ajoute : « Les survivants de la thalidomide portent un fardeau physique et financier incroyable et immérité. En nous accordant notre demande de financement, les citoyens canadiens et leur gouvernement reconnaitront que, dans le passé, un tort a été causé. Et, non seulement un tel tort ne se reproduira plus jamais, mais ils pourront être fiers d'avoir fait tout leur possible pour réparer, auprès des victimes, ce grave manque de jugement et erreur commise dans la réglementation des médicaments. »

Les victimes encouragent tous les citoyens canadiens à dire au  gouvernement fédéral et aux députés de tous les partis au Parlement qu'il est maintenant temps de réparer les torts. Ils peuvent exprimer leur soutien en visitant www.reparonslestorts.ca ou sur Facebook, Twitter et YouTube.

SOURCE Association canadienne des victimes de la thalidomide


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Communiqué envoyé le 24 novembre 2014 à 06:00 et diffusé par :