Le Lézard
Classé dans : Les affaires, Le Covid-19
Sujets : Sondages, Opinions et Recheches, Économie, Affaires étrangères, Sécurité publique

Indice mondial du terrorisme pour l'année 2020 : Les décès dus au terrorisme atteignent leur plus bas niveau en cinq ans mais de nouveaux risques apparaissent


LONDRES, 25 novembre 2020 /PRNewswire/ --

 

IEP Logo

 

L'Indice mondial du terrorisme (IMT) de 2020 révèle que les décès attribuables au terrorisme ont chuté pour la cinquième année consécutive, après le pic observé en 2014. Le nombre de décès a désormais diminué de 59 % depuis 2014 pour s'établir à 13 826. Les conflits demeurent le principal moteur du terrorisme, avec plus de 96 % des décès liés au terrorisme en 2019 dans des pays déjà en conflit.

L'indice annuel mondial du terrorisme, qui en est à sa huitième année, est élaboré par le principal groupe de réflexion de l'Institute of Economics and Peace (IEP) et constitue la source d'information la plus complète sur les tendances mondiales du terrorisme.

Les plus fortes baisses de décès ont eu lieu en Afghanistan et au Nigeria. Toutefois, ces deux pays restent toujours les deux seuls pays à avoir enregistré plus de 1 000 décès liés au terrorisme. La baisse des décès s'est également reflétée dans les scores par pays. On note ainsi une amélioration du score pour 103 pays mais une dégradation dans 35 pays. Depuis la création de l'indice, il s'agit du plus grand nombre de pays à enregistrer une amélioration d'une année sur l'autre.

Malgré la baisse générale de l'impact mondial du terrorisme, il demeure une menace importante et grave dans de nombreux pays. En 2019, 63 pays ont enregistré au moins un décès à la suite d'un attentat terroriste, et la plus forte augmentation des actes terroristes a été observée au Burkina Faso, où le nombre de décès a augmenté de 590 %. La situation risque de se détériorer considérablement dans d'autres pays, à savoir : au Sri Lanka, au Mozambique, au Mali et au Niger.

Ci-après quelques-unes des autres constatations clés :

Steve Killelea, président exécutif de l'IEP : « Alors que nous entrons dans une nouvelle décennie, de nouvelles menaces de terrorisme apparaissent. La montée de l'extrême droite en Occident et la détérioration du Sahel en sont des exemples remarquables. De plus, comme on l'a vu dans les récentes attaques en France et en Autriche, de nombreux petits groupes sympathisants des philosophies de l'EIIL sont toujours actifs. Pour briser ces influences, trois grandes initiatives sont nécessaires : briser leur couverture médiatique et les réseaux sociaux en ligne, perturber leur financement et réduire le nombre de sympathisants. »

L'IMT utilise un certain nombre de facteurs pour calculer son score, notamment le nombre d'incidents, de décès, de blessures et de dommages matériels. Les talibans sont demeurés le groupe terroriste le plus meurtrier au monde en 2019 mais les décès de terroristes attribués à ce groupe ont diminué de 18 %. La force et l'influence de l'EIIL ont également continué de diminuer. Ainsi, pour la première fois depuis que le groupe est devenu actif, il a été responsable de moins de 1 000 décès par année.

Malgré la diminution de l'activité de l'EIIL au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les groupes affiliés à l'EIIL demeurent actifs partout dans le monde, 27 pays enregistrant une attaque de l'EIIL ou de ses affiliés. L'Afrique subsaharienne a été la plus durement touchée, sept des dix pays ayant enregistré la plus forte augmentation du nombre de victimes du terrorisme résidant dans la région. Les affiliés de l'EIIL sont principalement responsables de cette augmentation, 41 % de tous les décès liés à l'EIIL survenant en Afrique subsaharienne.

Pour l'Amérique du Nord, l'Europe de l'Ouest et l'Océanie, la menace du terrorisme politique d'extrême droite a augmenté au cours des cinq dernières années. Dans ces régions, les incidents liés à l'extrême droite ont augmenté de 250 % entre 2014 et 2019. En 2019, 89 morts ont été attribuées à des terroristes d'extrême droite. Au cours de la dernière décennie, les mesures destinées à améliorer la résilience sociétale ont diminué dans de nombreuses économies économiquement avancées. Cette tendance se poursuivra probablement en raison du ralentissement économique prolongé causé par la COVID-19, qui risque d'accroître l'instabilité politique et la violence.

Depuis que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a qualifié la COVID-19 de pandémie mondiale en mars 2020, selon les données préliminaires, une diminution des incidents et des décès liés au terrorisme semble être de mise dans la plupart des régions du monde. Toutefois, la pandémie de COVID-19 est susceptible de poser de véritables défis, jusqu'à présent inédits, en matière de lutte contre le terrorisme. Il est important que les initiatives de lutte contre le terrorisme ne soient pas réduites en raison de la diminution des dépenses du gouvernement, du fait du ralentissement économique. La réduction de l'aide internationale pour les opérations antiterroristes dans la région MENA et en Afrique subsaharienne pourrait s'avérer contre-productive.

Thomas Morgan, chargé de recherche senior à l'IEP, explique les résultats : « Entre 2011 et 2019, les émeutes et les manifestations violentes ont augmenté de 277 % dans les pays occidentaux. On craint sérieusement que la détérioration des conditions économiques n'entraîne l'aliénation d'un plus grand nombre de personnes et ne les expose à la propagande extrémiste. »

La baisse du terrorisme s'est également accompagnée d'une réduction de l'impact économique mondial du terrorisme, qui a diminué de 25 % pour s'établir à 16,4 milliards de dollars américains en 2019. Comparativement à d'autres formes de violence comme les homicides, les conflits armés et les dépenses militaires, le terrorisme représente un faible pourcentage du coût total de la violence à l'échelle mondiale, qui était de 14,5 billions de dollars américains en 2019. Cependant, les véritables répercussions économiques du terrorisme sont beaucoup plus importantes car ces chiffres ne tiennent pas compte des répercussions indirectes sur les entreprises, les investissements et les coûts associés aux organismes de sécurité dans la lutte contre le terrorisme.

Notes à l'intention des rédacteurs

Le rapport GTI 2020 complet et la carte interactive sont disponibles sur les sites suivants : visionofhumanity.org ou economicsandpeace.org. 

Suivez-nous : @GlobPeaceIndex

« Likez » : facebook.com/globalpeaceindex

Indice mondial du terrorisme (IMT) 

L'IMT de l'Institute for Economics & Peace présente un aperçu exhaustif des principales tendances et tendances mondiales du terrorisme au cours des 18 dernières années. Le rapport classe 163 pays (99,7 % de la population mondiale) selon les conséquences du terrorisme sur ces nations. Les indicateurs comprennent le nombre d'incidents terroristes, de décès, de blessures et de dommages matériels.

Base de données mondiale sur le terrorisme 

L'IMT utilise des données extraites de la base de données mondiale sur le terrorisme (GTD, Global Terrorism Database), transmis par le National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (START), un centre d'excellence du département de la sécurité intérieure dirigé par l'Université du Maryland. L'IMT constitue la source d'information la plus complète sur les tendances terroristes mondiales.

Un institut pour l'économie et la paix 

L'IEP (Institute for Economics & Peace) est le premier groupe de réflexion mondial dédié au développement de mesures pour analyser la paix et quantifier sa valeur économique. Pour ce faire, il élabore des indices mondiaux et nationaux, notamment l'indice annuel de la paix dans le monde, calcule le coût économique de la violence et promeut la notion de paix positive, c'est-à-dire les attitudes, les institutions et les structures qui créent et soutiennent des sociétés pacifiques.

Logo - https://mma.prnewswire.com/media/792052/IEP_Logo.jpg


Ces communiqués peuvent vous intéresser aussi

à 12:00
Au cours du dernier mois, l'homologation de deux vaccins contre la COVID-19 a donné une lueur d'espoir à de nombreux Canadiens, dont moi, que la fin de la pandémie approche. Cet espoir survient près d'un an après le début de la pandémie de COVID-19...

à 11:00
Les plus récentes données sur l'évolution de la COVID-19, au Québec, font état de 1 457 nouveaux cas pour la journée d'hier, pour un nombre total de 253 633 personnes infectées. Parmi celles-ci, 227 215 sont rétablies. Elles font également état de...

à 10:24
Aujourd'hui, cinq lauréats du prix Nobel et plus de 3 000 scientifiques de plus de 100 pays ont signé la Déclaration scientifique de Groningue appelant les dirigeants, les décideurs et les investisseurs du monde entier à changer notre façon de...

à 10:00
Le vendredi 22 janvier 2021, Postes Canada a renvoyé à la maison les travailleurs et travailleuses du quart d'après-midi de l'établissement Gateway East pour qu'ils s'isolent durant 14 jours, et ce, sur recommandation de la Santé publique de Peel. La...

à 09:00
Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a fait aujourd'hui la déclaration suivante à l'occasion de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante : « Aujourd'hui, en cette Journée mondiale de la culture africaine et...

à 07:00
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et l'ensemble de ses fédérations du réseau scolaire, soit la Fédération des syndicats de l'enseignement , la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), la Fédération des professionnelles et...



Communiqué envoyé le 25 novembre 2020 à 00:00 et diffusé par :