Le Lézard

Le Conseil des aînés se réjouit que le gouvernement favorise le solide apport économique des aînés au marché du travail


QUÉBEC, le 3 avril /CNW Telbec/ - Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, monsieur Sam Hamad, accompagné de la ministre responsable des aînés, madame Marguerite Blais, déposait aujourd'hui le projet de loi no. 68 modifiant la Loi sur les régimes complémentaires de retraite et la Loi sur le régime des rentes.

À l'instar de l'ensemble des pays qui ont des économies avancées, le Québec connaît de profonds changements démographiques causés essentiellement par le vieillissement de sa population, où la pyramide des âges est en processus d'inversion. Une dénatalité qui se maintient et l'allongement de l'espérance de vie y sont les principales causes. Si ces changements sont loin de générer une crise démographique, ils placent, en revanche, le Québec devant un réel problème de marché du travail et de pénurie de main-d'oeuvre.

"Pour amortir et même endiguer ces problèmes actuels qui iront en s'accentuant au cours des 25 prochaines années, il reste une valeur sûre sur laquelle nous pouvons compter, soit celle de la mobilisation de toutes les ressources vives des personnes disponibles au travail, en particulier les aînés et les retraités.", de dire le président du Conseil des aînés.

C'est la voie que vient de choisir le gouvernement aujourd'hui, en déposant le projet de loi no 68. Ce projet de loi répond positivement aux attentes du Conseil des aînés du Québec qui, à plusieurs occasions a proposé de telles mesures, notamment en 2005, lors du dépôt du rapport du Groupe de travail sur "La pleine participation des aînés au développement du Québec" et encore récemment, lors de la consultation publique sur "Les conditions de vie des aînés", présidée par la ministre responsable des aînés, madame Marguerite Blais.

Le gouvernement reconnaît aujourd'hui que les personnes aînées de 55 ans et plus, dont plus de 20 % d'entres-elles se déclarent disponibles et intéressées (quelque 300,000 personnes), pourront dorénavant soit rallonger leur période de vie au travail pour certains et pour d'autres déjà retraités, y revenir sans pénalités fiscales. Il s'agit là d'un projet de loi qui offre des perspectives "gagnant / gagnant" et qui répond aux attentes des personnes aînées, dont 90 % d'entres-elles conservent tous leurs attributs d'autonomie et de mobilité.

La plupart des récentes études sur le rôle des aînés dans les sociétés d'économies avancées, dont le Québec constatent d'ailleurs que la contribution économique des aînés est de première importance. "Selon ces études, les gens âgés, loin d'exercer une ponction sur la société, représentent plutôt un formidable apport économique et social. Dans les économies avancées, une importante proportion des plus de 60 ans (entre 20 % et 50 %) sont toujours actifs et continuent de travailler. On est maintenant en mesure, à 70 ans, de vivre comme les générations précédentes à 40 ou 50 ans, pour ce qui concerne la maîtrise de l'existence et la qualité de vie", de conclure le président du Conseil des aînés du Québec, M. Georges Lalande.

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Créé en 1992, le Conseil des aînés du Québec a principalement pour mandat de promouvoir les droits et les intérêts des aînés et leur participation à la vie collective, ainsi que de conseiller le gouvernement sur toute question qui concerne ces personnes, notamment quant à la solidarité entre les générations, à l'ouverture au pluralisme et au rapprochement interculturel. Le Conseil a également comme responsabilité d'animer les dix-sept Tables régionales de concertation des aînés.

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    Source: Suzanne Pilote
            Conseil des aînés
            (418) 643-0098 / 1-877-657-2463
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Communiqué envoyé le 3 avril 2008 à 09:00 et diffusé par :