Le Lézard

Réaction de la FECQ - Modification au RREC - Le Conseil supérieur de l'éducation cautionne le "DEC en rien"


MONTRÉAL, le 3 avril /CNW Telbec/ - À la suite de la publication de l'avis du Conseil supérieur de l'éducation (CSÉ) sur le projet de règlement modifiant le Règlement sur le régime des études collégiales, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) craint pour la reconnaissance du DEC au collégial.

En effet, l'avis du CSÉ appuie l'idée ministérielle d'accorder "le diplôme sans mention du nom du programme d'études" ce qui permettrait à un étudiant ayant réussi la formation générale du collégial et accumulé 28 crédits supplémentaires, soit l'équivalent de deux années d'études, d'atteindre l'université sans avoir complété un programme en entier.

La présidente de la FECQ, Mme Geneviève Bond-Roussel, dénonce "ce DEC en rien qui fait miroiter aux étudiants un diplôme qui n'assure pas l'acquisition des compétences nécessaires à la réussite universitaire." En effet, le nouveau diplôme pourrait ne représenter qu'une accumulation de sessions d'introduction, sans cours d'approfondissement ou d'intégration des diverses matières d'un programme. La FECQ se questionne donc sur les raisons d'un tel repositionnement du CSÉ alors qu'en 2004, il recommandait de conserver l'épreuve synthèse de programme comme exigence de sanction du DEC.

Sensible à l'argument de reconnaissance d'un cheminement significatif au collégial, la FECQ proposait au MELS et au CSÉ lors des consultations sur les modifications au RREC comme compromis une nouvelle sanction des études différente du DEC qui pourrait prendre la forme d'un "Certificat d'études collégiales". Créer ainsi une nouvelle sanction permettrait au DEC de conserver toute sa valeur en demeurant le fruit de l'accomplissement d'un réel programme d'étude. Le CSÉ recommandait d'ailleurs, en 2004, "d'étudier la possibilité d'utiliser des formes additionnelles de sanction pour reconnaître la formation acquise par un étudiant". La FECQ trouve dommage que le Conseil supérieur ne reporte pas cette recommandation dans le présent avis, plutôt que d'endosser le projet ministériel.

En ce qui concerne l'admission conditionnelle des étudiants du secondaire, l'avis du CSÉ apporte un point intéressant. En effet, le Conseil recommande que le statut de temps plein soit accordé aux étudiants qui doivent alléger leur horaire collégial pour réussir à condenser les apprentissages d'un cours secondaire d'un an à l'intérieur d'une session. Une telle mesure assurerait à ces étudiants l'accès à l'Aide financière aux études et à la gratuité scolaire. La FECQ appuie cette idée, qui vise à assurer un accès équitable à l'admission conditionnelle. La Fédération déplore cependant que le CSÉ ne recommande pas l'instauration de balises nationales quant à l'encadrement pédagogique des étudiants qui seront admis au collégial selon ce critère.

Le mémoire de la FECQ sur les modifications au RREC est disponible sur son site Internet (www.fecq.org). La FECQ regroupe 21 associations représentant plus de 40 000 membres situés dans une majorité de régions du Québec.

Communiqué envoyé le 3 avril 2008 à 06:00 et diffusé par :