Le Lézard

Desserte policière au Québec - L'Association des policiers provinciaux estime que les corps policiers des municipalités de moins de 100 000 habitants devraient être intégrés à la Sûreté du Québec


QUÉBEC, le 2 avril /CNW Telbec/ - Dans le cadre des travaux de la Commission des institutions chargée d'étudier le Projet de loi 60 modifiant la Loi sur la police, le président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), M. Jean-Guy Dagenais, a présenté aux élus un projet visant l'intégration à la Sûreté du Québec des corps policiers des municipalités de moins de 100 000 habitants.

Le projet que nous proposons aujourd'hui est porteur puisqu'il a pour objectifs l'amélioration de l'efficacité organisationnelle dans notre lutte à la criminalité organisée, une meilleure répartition des ressources policières sur l'ensemble du territoire québécois ainsi qu'une uniformisation et une professionnalisation des services policiers rendus à la communauté, a déclaré M. Dagenais.

Le président de l'APPQ a tenu à souligner que ces objectifs se retrouvaient au centre des travaux menant à la refonte de la carte policière du début des années 2000 et qu'ils traduisent bien la volonté et les orientations du ministère de la Sécurité publique inscrites à son plan stratégique 2005-2008.

Il a aussi mentionné qu'en Amérique, les organisations policières locales et municipales cèdent de plus en plus de terrain au profit des polices nationales et d'État, à cause notamment de la globalisation des marchés criminels et la criminalité transfrontalière facilitées par des formes de délinquance s'appuyant sur les nouvelles technologies de l'information et la criminalité d'affaires.

Par ailleurs, et dans ce contexte, s'est questionné M. Dagenais, il nous paraît de plus en plus difficile de justifier, sinon tolérer, l'existence d'un corps de police dans des municipalités comme Bromont, dont la population est de 5 742 habitants, Mont-Tremblant (pop.: 9 906 habitants), Sainte-Adèle (pop.: 10 239 habitants), Sainte-Marie (pop.: 11 849 habitants), Rivière-du-Loup (pop.: 18 786 habitants), L'Assomption (pop.: 20 272 habitants), Thetford-Mines (pop.: 25 879 habitants), Saint-Georges (pop.: 29 961 habitants), Memphrémagog (pop. : 30 940 habitants) et Mascouche (pop. : 34 681 habitants) ?

Lorsque l'organisation policière ne peut compter que sur une vingtaine, une trentaine, voire une quarantaine de membres(1), comment peut-elle répondre adéquatement aux exigences de la situation pour prévenir et réprimer le crime? Comment ces petits corps de police peuvent-ils espérer recruter du personnel qualifié et ambitieux lorsqu'une organisation comme la Sûreté du Québec n'hésite pas à souligner sur son site internet, à l'attention de ceux qui envisagent de faire une carrière policière au sein de son organisation, qu'"Après quelques années de patrouille et selon vos états de service et vos intérêts, vous pouvez accéder à plus de 250 fonctions et métiers différents!", d'ajouter M. Dagenais.

Il est temps de mettre fin à la fragmentation des ressources policières au Québec par la consolidation de la présence de la Sûreté du Québec sur l'ensemble du territoire québécois.

Nous devons continuer à travailler, pour le bénéfice des communautés que nous desservons, au renforcement du sentiment de sécurité dans la population. À la lumière des succès remportés par la Sûreté du Québec dans son virage urbain réalisé au début des années 2000, ce travail passe maintenant par l'intégration à la Sûreté du Québec des corps policiers des municipalités de moins de 100 000 habitants, croit M. Dagenais.

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    (1) Les chiffres sur le personnel policier ainsi que sur les niveaux de
        population sont tirés du tableau 9.5 du document du Centre canadien
        de la statistique juridique de Statistique Canada intitulé Les
        ressources policières au Canada, 2007
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Communiqué envoyé le 2 avril 2008 à 17:00 et diffusé par :