Le Lézard

La mauvaise foi du gouvernement menace la qualité des services éducatifs auxquels ont droit les enfants du Québec



MONTRÉAL, le 12 juillet /CNW/ -- MONTRÉAL, le 12 juillet /CNW Telbec/ - L'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) dénonce la mauvaise foi et l'intransigeance dont a fait preuve le gouvernement Charest lors des rencontres tenues récemment avec ses représentants pour trouver un terrain d'entente relativement aux projets de règlement sur la contribution réduite et sur les services éducatifs à l'enfance annoncés par la ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine.

"L'ouverture du gouvernement n'était qu'une ruse, un moyen dilatoire", déplore M. Sylvain Lévesque, président de l'AGPQ. "Le gouvernement n'a jamais eu l'intention de négocier de bonne foi afin de rendre le système plus équitable pour les 36 000 enfants qui fréquentent nos établissements et leurs parents, et ce, même si cela va à l'encontre de l'engagement pris par la ministre Théberge d'assurer que tous les enfants du Québec aient accès à la même qualité de services quel que soit le type de service de garde choisi par les parents."

Le gouvernement continue de faire la sourde oreille aux demandes légitimes de l'AGPQ pour réduire les disparités et iniquités actuelles entre les réseaux public et privé qui minent la capacité des garderies privées à rencontrer les besoins exprimés par les parents et à maximiser les opportunités de développement personnel pour leurs enfants. La situation est d'autant plus inacceptable que la mise en oeuvre des projets de règlements annoncés par la ministre Théberge, prévue pour le 1er septembre 2006, aura inévitablement pour effet d'aggraver le problème et de perpétuer le traitement inéquitable des parents qui font le choix de fréquenter une garderie plutôt qu'un centre de la petite enfance. D'une part, les nouveaux règlements imposent un délai supplémentaire pour atteindre le ratio de 2/3 de personnel qualifié, ce délai passant de 3 ans à 5 ans; ce qui signifie en bout de ligne une réduction marquée du financement dédié à la qualification du personnel au sein du réseau des garderies privées. Or, toutes les études démontrent clairement que la qualité des services de garde éducatifs offerts par un service de garde repose en grande partie sur la qualification de son personnel éducateur. D'autre part, ces mêmes règlements viennent interdire, sans distinction, toute tarification supplémentaire permettant de compenser l'écart de financement existant entre les CPE et les garderies privées, qui se situe actuellement à plus de 7,00 $ par jour, et donc d'offrir des services éducatifs de qualité à tous les enfants du Québec. De toute évidence, par ses actions, le gouvernement confirme à nouveau sa volonté de niveler par le bas la qualité des services offerts dans l'ensemble des services de garde du Québec en imposant aux parents volontaires le refus de s'offrir des services adéquats.

Devant le refus du gouvernement Charest d'honorer ses engagements ou même de considérer les besoins et respecter le libre choix des parents en matière de services de garde, l'AGPQ n'a d'autre alternative que de mobiliser les propriétaires, gestionnaires, éducateurs, et parents de son réseau afin de préserver la qualité, l'accessibilité et l'universalité des services de garde éducatifs du Québec ainsi que contraindre le gouvernement à respecter l'engagement qualité que nous avons pris conjointement pour le bénéfice de tous les enfants du Québec.

À cet effet, l'AGPQ tiendra une assemblée générale extraordinaire de ses membres au mois d'août pour adopter une réponse concertée et déterminer les moyens de pression qui seront mis en ?uvre pour exhorter le gouvernement à respecter ses engagements, à assurer la pérennité d'un système qui fait la fierté des québécois et à oeuvrer au maintien, sinon au développement accru des services de garde éducatifs de qualité auxquels sont en droit de s'attendre les enfants et les parents du Québec.


Communiqué envoyé le 12 juillet 2006 à 11:29 et diffusé par :