Le Lézard

CRISE DU CINÉMA QUÉBÉCOIS - "Alors que le gouvernement devrait se battre pour notre cinéma, il répond par le silence et l'indifférence" - André Boisclair



MONTRÉAL, le 7 juillet /CNW/ -- MONTRÉAL, le 7 juillet /CNW Telbec/ - Le chef du Parti québécois, André Boisclair, déplore le silence, voire l'indifférence du gouvernement face à la crise qui secoue actuellement l'industrie du cinéma. "Cette crise était prévisible depuis longtemps. Or, le gouvernement a toujours fait la sourde oreille, malgré l'évidence des signaux, avec pour résultats que Robert Lepage, l'un des plus brillants créateurs québécois doit se résigner à fermer sa compagnie de production à Québec et affirme ne plus vouloir produire de films au Québec et que des réalisateurs tels que Charles Binamé, Francis Leclerc ou Denis Villeneuve ne sont plus en mesure de tourner leur prochain film. L'indifférence libérale m'indigne. Rapidement le premier ministre Jean Charest doit intervenir." a déclaré le chef du Parti québécois, André Boisclair.

"La crise que vit actuellement le cinéma québécois n'est pas causée par un manque de talent ou par un désintéressement du public. Le cinéma québécois est en plein essor. Nous pouvons compter sur un bassin de créateurs, d'artistes et d'artisans d'une qualité exceptionnelle reconnus internationalement. De plus, le cinéma québécois rejoint un public de plus en plus vaste. En 2000, le cinéma québécois représentait 4 % des parts de marché alors qu'en 2005, cette part s'élevait à 18,2 %. Au point de vue économique, les recettes générées par les films québécois sont passées de 27M$ en 2004 à 35M$ en 2005. Ces éléments rendent le silence de la ministre de la Culture et des Communications encore plus inexcusable" a affirmé Daniel Turp, député de Mercier et porte-parole de l'opposition officielle en matière de Culture et de Communications.

Par ailleurs, la crise actuelle aura des impacts significatifs pour la région de la Capitale nationale et l'annonce aujourd'hui de la fermeture d'Ex aequo, la compagnie de production de Robert Lepage, vient le prouver de façon dramatique. "L'industrie du cinéma constitue un domaine de pointe qui requiert une expertise et un savoir-faire spécialisés. Si nous ne pouvons conserver une certaine régularité dans les productions à Québec, nous ne pourrons assurer une stabilité des équipes de travail nécessaire au développement d'une industrie cinématographique forte dans la Capitale. Ainsi, tout le travail accompli depuis 1994 risque d'être compromis" a déploré Agnès Maltais, députée de Taschereau et porte-parole de l'opposition officielle pour la Capitale nationale.

"Notre cinéma a toujours constitué un véhicule essentiel dans l'expression et la diffusion de notre identité québécoise, tant au niveau national qu'à l'échelle internationale. Le cri d'alarme lancé par l'industrie doit être entendu par le gouvernement. Et la ministre Beauchamp a le devoir d'y répondre par des actions concrètes et non par un silence gênant" a conclu Daniel Turp.

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Communiqué envoyé le 7 juillet 2006 à 15:14 et diffusé par :