Le Lézard

Deux semaines après le dépôt du rapport Moisan - UN SILENCE DÉSOLANT DE LA PART D'ANDRÉ BOISCLAIR



QUÉBEC, le 7 juillet /CNW/ -- QUÉBEC, le 7 juillet /CNW Telbec/ - Le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, de la Francophonie canadienne, de l'Accord sur le commerce intérieur, de la Réforme des institutions démocratiques et de l'Accès à l'information, M. Benoît Pelletier, dénonce une fois de plus le silence et l'inaction du chef du Parti québécois, M. André Boisclair, quant aux faits rapportés par le juge Moisan concernant l'implication d'employés du PQ relativement à des contributions illégales de 96 400 $ versées au parti entre 1995 et 2000 et provenant de la firme Groupaction de Jean Brault. Deux semaines se sont déjà écoulées depuis la parution du rapport.

"Le silence de M. Boisclair depuis deux semaines est désolant et les réponses de son parti sont évasives. Comment peut-on se réclamer de l'héritage de René Lévesque et rester inactif devant pareille situation ? Il est assez ironique de penser que la formation politique qui a mis en place les règles populaires de financement des partis ait également utilisé systématiquement, sur plusieurs années, des subterfuges pour les contourner", a déclaré M. Pelletier.

Le ministre se demande également pourquoi le chef du PQ a préféré dépêcher son directeur des communications, M. Joël Simard-Ménard, pour répondre au rapport plutôt que de s'en occuper personnellement. Rappelons que M. Simard-Ménard confirmait aux représentants des médias, le 30 juin dernier, que les autorités du parti avaient bel et bien rencontré Mme Ginette Boivin, notamment mise en cause par le juge Moisan, mais que le parti annoncerait "en temps et lieu" les mesures qu'il entend prendre à son égard.

"Que fait André Boisclair? Où est-il? La nature même des conclusions du juge Moisan nous amène à croire que les plus hautes autorités du Parti québécois étaient au courant de ce qui se passait et qu'elles fermaient les yeux sur ce genre de pratique malheureuse. À la veille de se présenter devant l'électorat de Pointe-aux-Trembles, la population est en droit de savoir si M. Boisclair adhère toujours aux principes et à l'esprit de la Loi électorale du Québec, et s'il a l'intention de sanctionner les gestes déplorables posés par son parti et de prendre les mesures pour s'assurer que cela ne se reproduise plus", a conclu le ministre.

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Communiqué envoyé le 7 juillet 2006 à 09:13 et diffusé par :