Le Lézard

En réaction à la proposition des trois maires de revoir le modèle d'agglomération - Le maire de Longueuil juge plutôt prioritaire l'adoption du budget d'agglomération



LONGUEUIL, le 6 juillet /CNW/ -- LONGUEUIL, le 6 juillet /CNW Telbec/ - Le maire de Longueuil et président de l'agglomération, M. Claude Gladu, ne juge pas opportun pour l'instant de répondre à l'invitation lancée ce matin par les maires de Brossard, Saint-Bruno et Saint-Lambert, à participer à un groupe de travail ayant pour mandat de repenser le modèle actuel de l'agglomération de Longueuil. "Je crois que notre responsabilité en tant qu'élus réside actuellement en l'adoption rapide d'un budget d'agglomération".

Le maire réitère le fait que les tergiversations des maires des villes défusionnées ont coûté jusqu'ici plus de 6 millions de dollars aux contribuables de chacune des villes et invite les élus à assumer leurs responsabilités à cet égard.

Selon M. Gladu, l'initiative formulée aujourd'hui par les trois maires relève de l'improvisation et ne répond pas à un consensus formel de l'ensemble des villes liées de l'agglomération. "La situation est de plus en plus complexe", dit-il. "Longueuil a présenté un budget conforme à la volonté du gouvernement du Québec. Ce budget aurait pu être entériné avec l'aval de Boucherville, mais trois des cinq municipalités représentant moins des 2/3 des votes ont décidé de se prévaloir d'un nouveau stratagème afin de faire déraper l'opération. Je ne peux y voir qu'une volonté de faire avorter toute tentative de faire fonctionner notre agglomération".

Le maire Gladu constate que ces villes minoritaires au sein de l'agglomération veulent maintenant imposer leur agenda. "Après plus de six mois d'opération, j'estime pour ma part que nous avons effectivement un exercice sérieux à faire quant à la pertinence de la gestion de notre agglomération. J'ai répété à de nombreuses reprises que les règles de gouvernance uniques imposées à Longueuil par le gouvernement nous menaient à un cul-de-sac", affirme M. Gladu. Il a conclu que les trois municipalités viennent d'en faire une démonstration magistrale. Cependant, le maire Gladu croit qu'il faut résister à la tentation d'agir avec précipitation et demeure convaincu que, dotée de règles fonctionnelles et démocratiques qui respectent le principe de "un citoyen un vote", l'agglomération pourra réussir.

La priorité du maire Gladu demeure pour l'instant l'adoption du budget de l'agglomération de Longueuil et la défense des intérêts des citoyens de Longueuil qui ont suffisamment payé pour la stratégie de blocage des villes défusionnées. "Il est clair cependant que les prochains mois seront l'occasion pour nous à Longueuil de faire un examen exhaustif de la situation et d'agir dans le meilleur intérêt de Longueuil et de la Rive-Sud".


Communiqué envoyé le 6 juillet 2006 à 23:02 et diffusé par :