Le Lézard

Annonce de la création d'un groupe de travail - Les maires de Saint-Bruno, Brossard et Saint-Lambert veulent repenser le modèle actuel de l'agglomération



BROSSARD, le 6 juillet /CNW/ -- BROSSARD, le 6 juillet /CNW Telbec/ - MM. Claude Benjamin et Jean-Marc Pelletier, maires des municipalités de Saint-Bruno-de-Montarville et de Brossard, et M. Philippe Brunet, maire suppléant de Saint-Lambert, ont annoncé aujourd'hui la création d'un groupe de travail qui aura pour mandat de repenser le modèle actuel de l'agglomération.

En conférence de presse, ils ont invité M. Claude Gladu, maire de Longueuil, à se joindre à eux afin qu'ils proposent tous ensemble une nouvelle approche décentralisée qui s'adapterait mieux à la réalité de leurs municipalités respectives.

"Tous reconnaissent, M. Gladu le premier, que le modèle de fonctionnement qui nous régit n'a aucun sens. Il nous faut trouver une nouvelle structure dans l'intérêt de tous les citoyens", ont déclaré MM. Benjamin, Pelletier et Brunet dont les villes réunies représentent 120 000 des 400 000 citoyens de l'agglomération actuelle.

Outre les élus, des représentants des administrations municipales et des citoyens pourraient faire partie de ce groupe de travail.

D'entrée de jeu, MM. Benjamin, Pelletier et Brunet ont déclaré qu'ils souhaitaient étudier la possibilité de mettre en place une municipalité régionale de comté (MRC) pour tout le territoire de la Rive-sud.

"Nous voulons proposer une décentralisation vers les municipalités de l'agglomération. Cela nous permettra de mieux gérer les services de proximité. Les services de police, de sécurité publique et de transport en commun seraient toujours gérés en commun", ont-ils expliqué.

Les membres du groupe de travail pourraient s'inspirer de la "proposition Brossard", qui avait été remise au médiateur ainsi qu'au gouvernement du Québec pour régler le litige budgétaire de l'agglomération.

Dans cette proposition, le maire Pelletier recommandait de réduire, de façon permanente, les dépenses d'agglomération par le transfert à chacune des cinq villes des activités d'opération et les immobilisations, telles que la gestion des réseaux artériels et des équipements d'intérêts collectifs. Cela aurait permis de réduire le budget d'agglomération d'environ 39 millions de dollars.

"Nous voulons simplifier la situation pour les citoyens qui ne s'y retrouvent plus en matière d'imputabilité opérationnelle, fiscale et politique", ont déclaré MM. Benjamin, Pelletier et Brunet.

Communications avec les citoyens

Par ailleurs, les maires ont rendu public le contenu d'une lettre conjointe qu'il s'apprête à envoyer dans tous les foyers de leurs municipalités afin d'expliquer les raisons pour lesquelles ils ont choisi de ne pas se présenter à l'assemblée spéciale du conseil d'agglomération, convoquée le 3 juillet pour adopter le budget et le règlement de taxation.

"Depuis plusieurs mois, nous nous étions prêtés de bonne foi à une révision des dépenses afin de réduire vos taxes, écrivent-ils. Nous avions réussi à obtenir de la ministre des Affaires municipales et des Régions d'imposer, dans son décret du 14 juin, un budget de 240 millions de dollars, soit 16 millions de dollars de moins que les dépenses présentées par les élus de la Ville de Longueuil, en décembre dernier.

"Nous pensions sincèrement que Longueuil aurait profité de cette occasion unique pour diminuer les dépenses de l'agglomération afin d'alléger votre compte de taxes d'agglomération", poursuivent-ils.

Ils ajoutent plus loin qu'ils auraient agi en élus irresponsables s'ils avaient accepté les artifices comptables des élus de Longueuil. "À quoi sert en effet de réduire le budget proposé initialement si le taux de taxation ne change pas ? Cela va à l'encontre de tout sens commun et est au détriment de tous les contribuables de l'agglomération!", soulignent-ils.

Enfin, ils annoncent leur intention de défendre les intérêts de leurs concitoyens devant la Commission municipale du Québec qui doit statuer sur le budget d'agglomération de 240 millions de dollars.

"C'est là notre dernier recours pour diminuer votre compte de taxes d'agglomération. Nous souhaitons obtenir une oreille attentive à nos recommandations. Le bon sens doit l'emporter", concluent-ils.


Communiqué envoyé le 6 juillet 2006 à 12:30 et diffusé par :