Le Lézard

Les techniciens membres de l'AQTIS font un compromis majeur - Règlement à portée de la main dans l'industrie du cinéma : la balle est dans le camp du syndicat américain IATSE



MONTREAL, le 6 juillet /CNW/ -- MONTREAL, le 6 juillet /CNW Telbec/ - Une solution au problème qui mine l'industrie du cinéma depuis des mois est à portée de la main grâce au compromis que les techniciens de l'Alliance des techniciens de l'image et du son (AQTIS) ont accepté de faire par le biais d'un scrutin postal qui se terminait hier. Ce pas, c'est la International Alliance of Theatrical and Stage Employes (IATSE) qui doit le franchir, en venant discuter de la proposition que le conseil d'administration de l'AQTIS a maintenant entre les mains et en vertu de laquelle les techniciens québécois travaillant sur des productions réalisées par les majors américains membres de l'AMPTP, leurs compagnies affiliées ou les productions qu'ils financent dans une proportion de 51 % ou plus seraient désormais représentés par IATSE et non plus par l'AQTIS. Soulignons qu'il s'agit d'une formule comparable à celle qui prévaut dans les autres provinces canadiennes où IATSE est présente dans l'industrie du cinéma.

Un compromis majeur dans l'intérêt de l'industrie

"Face à un interlocuteur qui n'a fait aucun compromis et qui a entraîné notre industrie dans une crise sans précédent, l'AQTIS a pris ses responsabilités. Nous avons donc cherché une solution susceptible de protéger les intérêts économiques de nos membres et de rétablir la paix industrielle essentielle à notre industrie. Aujourd'hui, nous présentons une offre majeure dans le but d'en venir à une solution qui permette à l'industrie de se redresser et à nos membres d'avoir du travail", a déclaré la présidente de l'AQTIS, Céline Daignault.

L'AQTIS estime que l'exercice démocratique auquel ont participé ses membres doit être respecté. "Dans l'éventualité ou IATSE déciderait de faire fi de la volonté exprimée par les techniciens, nous laisserons l'ensemble des intervenants de l'industrie tirer leurs propres conclusions quant à une telle attitude", d'ajouter Céline Daignault.

Le facilitateur nommé par la ministre de la Culture et des Communications, M. Francis Fox, a déjà été informé du résultat du vote des techniciens et le conseil d'administration de l'AQTIS n'attend que son appel pour discuter avec IATSE d'une entente qui respecte les droits syndicaux des techniciens, qui respecte aussi les lois québécoises et qui permette au Québec de maintenir son avantage concurrentiel vis-à-vis les marchés étrangers.

L'AQTIS dénonce la dernière manoeuvre de IATSE

Par ailleurs, l'AQTIS dénonce la dernière manoeuvre de la IATSE, qui s'est adressée à la Commission des relations de travail jeudi dernier afin de représenter les 300 techniciens québécois qui oeuvrent à la production Journey to the Center of the Earth et qui sont déjà représentés par l'AQTIS.

"Le geste de IATSE est éminemment condamnable. D'abord, Walden Entertainment travaille depuis des mois déjà avec des techniciens membres de l'AQTIS sans que ceci ne pose de problème. Dans ce contexte, on peut se demander pourquoi IATSE a subitement décidé de s'imposer sur ce plateau, geste d'autant plus ironique qu'elle clame sur tous les toits depuis des mois que les producteurs devraient avoir le droit de choisir le syndicat avec lequel ils veulent travailler, tout antisyndicale que soit cette idée. Par ailleurs, IATSE réclame la représentation de tous les techniciens de cette production, incluant ceux qui travaillent sous le parapluie de la Loi sur le statut de l'artiste. IATSE vient donc d'afficher clairement son mépris des lois du Québec", d'expliquer Céline Daignault.

Différentes options à l'étude

Face à un geste aussi malhonnête que celui que vient de poser IATSE, le conseil d'administration de l'AQTIS a décidé de se réunir cette semaine pour étudier les options qui s'offrent à lui. "Je ne veux pas présumer des décisions qui seront prises, mais nous avons pour mandat de défendre les intérêts des techniciens québécois du cinéma et de la télévision et c'est dans cette optique que nous travaillerons, face à un geste qui risque, encore une fois, de déstabiliser notre industrie", de conclure la présidente de l'AQTIS.

Au sujet de l'AQTIS

L'Alliance québécoise des techniciens de l'image et du son représente les quelque 2 600 techniciens et artistes du cinéma, de la télévision et de l'industrie vidéographique au Québec depuis près de 40 ans, assurant ainsi la stabilité nécessaire au développement de l'industrie au Québec.


Communiqué envoyé le 6 juillet 2006 à 12:15 et diffusé par :