Le Lézard

Une entente sans précédent améliorera l'éducation des Premières nations



VANCOUVER, le 5 juillet /CNW/ -- VANCOUVER, le 5 juillet /CNW Telbec/ - Le premier ministre, Gordon Campbell, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Jim Prentice, le négociateur en chef, Nathan Matthew, et la présidente du Comité de coordination de l'éducation des Premières nations (CCEPN), Deborah Jeffrey, ont signé une entente historique aujourd'hui qui, en Colombie-Britannique, entraînera la reconnaissance de la compétence des Premières nations sur leur éducation.

L'entente incitera le Canada et la Colombie-Britannique à mettre en place les mesures législatives nécessaires pour réaliser cette étape importante. Le CCEPN travaillera avec les Premières nations intéressées, afin de les aider à concevoir des lois sur l'éducation et à créer des administrations scolaires communautaires chargées d'exécuter les programmes scolaires et de dispenser des services éducatifs.

"Cette entente relative aux écoles des Premières nations est la première du genre au Canada, et elle marque un grand pas vers l'atteinte de notre objectif de combler le fossé qui, au chapitre de l'éducation, sépare les Britanno-Colombiens autochtones et non autochtones", de dire le premier ministre Campbell. "Nous scellons aujourd'hui un nouveau partenariat. En tant que partenaires, la province, le gouvernement fédéral et les Premières nations sont disposés à travailler ensemble pour élargir les horizons des élèves des Premières nations."

"Le nouveau gouvernement du Canada reconnaît l'importance cruciale de l'éducation au titre de l'amélioration de la qualité de vie des Premières nations", a déclaré Jim Prentice, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien. "L'entente renforcera la capacité des Premières nations de contrôler leurs systèmes d'éducation et leurs établissements d'enseignement. Cette approche représente la voie de l'avenir pour l'éducation des élèves des Premières nations, car elle offre un modèle qui peut être reproduit dans toutes les réserves canadiennes."

"L'entente signée aujourd'hui annonce le début d'une nouvelle relation avec les gouvernements qui se fonde sur le respect, et qui reconnaît la compétence des peuples des Premières nations sur l'éducation de leurs jeunes", de dire le négociateur en chef et représentant du CCEPN, Nathan Matthew. "Cette entente renforce également le cadre pour la prestation de services d'éducation pertinents et de haute qualité aux élèves des Premières nations de la Colombie-Britannique".

L'entente honore la promesse faite en juillet 2003 par les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique, et le Comité de coordination de l'éducation des Premières nations, de travailler à la création d'un cadre de compétence sur l'éducation des enfants des Premières nations qui fréquentent une école de bande.

Outre cette entente-cadre, la Colombie-Britannique et le Comité de coordination de l'éducation des Premières nations se sont engagés, aux termes d'une entente qu'ils ont signée aujourd'hui, à unir leurs efforts en vue d'améliorer les perspectives d'éducation et le rendement scolaire des élèves des Premières nations.

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                           DOCUMENT D'INFORMATION

                 ENTENTE-CADRE TRIPARTITE SUR LA COMPÉTENCE
                 DES PREMIÈRES NATIONS EN MATIÈRE D'ÉDUCATION
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Depuis la publication du rapport de 1972 intitulé La maîtrise indienne de l'éducation indienne (Fraternité des Indiens du Canada), les Premières nations cherchent à faire reconnaître leur compétence en matière d'éducation auprès des gouvernements fédéral et provinciaux. Autrement dit, les parents et les collectivités des Premières nations auraient le droit et la responsabilité de déterminer le mode d'enseignement et les notions inculquées à leurs enfants. L'entente-cadre marque une progression importante vers cette reconnaissance.

Signée le 5 juillet 2006, l'entente-cadre est l'aboutissement de six années de négociations entre les gouvernements fédéral et provincial, et les Premières nations, lesquelles sont représentées par le Comité de coordination de l'éducation des Premières nations (CCEPN). Aux fins de la présente entente, la compétence s'applique à l'enseignement dispensé dans les réserves aux enfants de la maternelle à la 12e année, et elle ne touche qu'un aspect de l'éducation. Le développement de la petite enfance et l'enseignement postsecondaire feront plus tard l'objet de négociations.

Les Premières nations qui choisissent de négocier et de conclure un accord bilatéral avec le gouvernement du Canada sur la compétence en matière d'éducation peuvent décider de se soumettre ou de se soustraire à l'application des articles 114 à 122 de la Loi sur les Indiens. Ces articles portent principalement sur l'école buissonnière, et ils permettent au ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien (AINC) de passer des ententes avec des tiers afin qu'ils dispensent des services d'éducation aux réserves des Premières nations. Les Premières nations qui décident de ne pas appliquer les articles resteront assujetties à la Loi sur les Indiens.

En Colombie-Britannique, un grand nombre de Premières nations ont signifié leur intention de négocier des ententes avec le Canada sur la compétence en matière d'éducation. À l'heure actuelle, ces Premières nations prennent part à des activités de planification et de renforcement des capacités qui sont préalables à de telles négociations.

Parmi les pouvoirs attribués aux écoles des Premières nations en vertu d'une entente Canada-Premières nations sur la compétence en matière d'éducation, notons :

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    - la reconnaissance professionnelle des enseignants;
    - l'accréditation des écoles;
    - l'élaboration de normes applicables aux programmes d'études et aux
      examens.
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Depuis deux ans, par l'entremise de la First Nations Schools Association, les Premières nations accréditent leurs écoles au moyen d'une méthode qu'elles ont conçue avec les écoles. Cette méthode rigoureuse prévoit un examen externe. Grâce à la signature de telles ententes et des lois qui en découleront, les gouvernements fédéral et provincial reconnaîtront officiellement le processus d'accréditation.

Outre les pouvoirs précités, les élèves inscrits aux écoles des Premières nations qui ont été accréditées au moyen de ce processus pourront également aspirer au diplôme de fin d'études Dogwood et à celui délivré par la Première nation.

Les Premières nations sont ravies de reprendre en main l'éducation de leurs apprenants. Entre autres choses, elles devront d'abord rendre des comptes aux parents et aux apprenants des Premières nations, et exposer les dépenses affectées à l'éducation. Les Premières nations essaient actuellement de trouver le meilleur moyen de qualifier et de mesurer le succès dans le domaine de l'éducation.

Cette entente sans précédent mérite d'être célébrée aussi bien par les gouvernements fédéral et provincial que par les Premières nations.

Renseignements :

www.fnesc.ca

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                             FICHE D'INFORMATION

          RÉSUMÉ DE L'ENTENTE-CADRE TRIPARTITE SUR LA COMPÉTENCE EN
         MATIÈRE D'ÉDUCATION CONCLUE AVEC LES PREMIÈRES NATIONS DE LA
                             COLOMBIE-BRITANNIQUE
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L'entente-cadre tripartite sur la compétence en matière d'éducation énonce les responsabilités du gouvernement du Canada, du gouvernement de la Colombie-Britannique (C.-B.) et du Comité de coordination de l'éducation des Premières nations (CCEPN), ainsi que les étapes qu'ils emprunteront pour reconnaître la compétence des Premières nations. Parmi ces étapes, notons la création de lois habilitantes fédérale et provinciale.

Le gouvernement du Canada élaborera une loi habilitante et il en recommandera l'adoption au Parlement, après avoir reçu d'au moins 12 Premières nations intéressées une résolution signée par leur conseil de bande respectif. Une fois cette loi adoptée, le gouvernement de la Colombie-Britannique élaborera une loi habilitante et en recommandera l'adoption à l'assemblée législative.

Une loi fédérale habilitante doit être adoptée avant que le gouvernement du Canada et les Premières nations intéressées puissent amorcer la négociation d'ententes sur la compétence en matière d'éducation. La négociation, par le Canada et les Premières nations, de chaque entente sur la compétence en matière d'éducation, des accords de financement et des plans de mise en ?uvre s'appuiera sur des ententes types qui figurent en annexe de l'entente-cadre. L'entente bilatérale sur l'éducation conclue entre la C.-B. et les Premières nations y sera aussi annexée.

Valide pendant sept ans, l'entente-cadre pourra être renouvelée si toutes les parties y consentent. Les parties reverront l'entente et surveilleront son évolution tous les trois mois, ou selon la fréquence qu'elles auront convenue.

Le CCEPN travaillera avec les Premières nations intéressées afin de les aider à concevoir des lois sur l'éducation et à créer des administrations scolaires communautaires chargées d'exécuter les programmes scolaires et de dispenser des services éducatifs.


Communiqué envoyé le 5 juillet 2006 à 14:00 et diffusé par :