Le Lézard

Fermeture de neuf centres d'appels de la SQ - UNE GIFLE POUR LES RÉGIONS : LE MINISTRE DUPUIS DOIT RENVERSER CETTE DÉCISION



QUÉBEC, le 5 juillet /CNW/ -- QUÉBEC, le 5 juillet /CNW Telbec/ - Réagissant à l'article publié ce matin dans le quotidien La Presse, la députée de Prévost et porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, Lucie Papineau, réclame l'intervention immédiate du vice-premier ministre et ministre de la Sécurité publique, Jacques P. Dupuis, afin d'empêcher la fermeture de neuf centres d'appels de la Sûreté du Québec.

"À coup sûr, le démantèlement de centres d'appels régionaux nuira à la qualité du service offert par les policiers sur le territoire au bénéfice de l'ensemble des citoyens. Si le ministre Dupuis demeure silencieux et insensible quant aux conséquences de ce projet de la SQ, déjà bien engagé puisqu'un processus d'appels d'offres est lancé, c'est qu'il se fait complice d'un tel projet qui, à sa face même, ne fait pas de sens", a déclaré Lucie Papineau.

Selon la députée de Prévost, les services de proximité régionaux et la connaissance du milieu sont essentiels pour assurer une meilleure sécurité. Or, la fermeture de centres d'appels va inévitablement altérer la qualité et l'accessibilité des services publics dans les régions, particulièrement à l'égard du délai de réponse entre l'appel et l'intervention. Cela signifierait aussi que les policiers, privés du soutien des préposés aux télécommunications, devront eux-mêmes effectuer certaines recherches alors qu'ils se rendent sur les lieux de l'intervention.

L'opposition officielle s'inquiète du sort réservé aux 370 préposés de télécommunications qui perdront leur emploi si la Sûreté du Québec va de l'avant avec son projet de réingénierie qui mettra la clé dans la porte des centres de télécommunications de Rouyn-Noranda, Boucherville, Terrebonne, Saguenay, Sherbrooke, Rimouski, Baie-Comeau, Gatineau et Trois-Rivières. "C'est une gifle pour les régions et c'est en parfaite contradiction avec la volonté des régions et l'engagement du Parti libéral du Québec de régionaliser les services", a dénoncé Mme Papineau.

"Plutôt que de réduire les services actuellement offerts, le gouvernement Charest et les autorités de la Sûreté du Québec auraient avantage à se concerter avec les élus municipaux qui se plaignent déjà du mauvais service offert sur leur territoire", a poursuivi la députée de Prévost, en invitant le ministre de la Sécurité publique à rendre publique l'étude de faisabilité réalisée l'automne dernier. "Après tout, il s'agit d'une étude financée par les fonds publics", a-t-elle conclu.

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Communiqué envoyé le 5 juillet 2006 à 12:19 et diffusé par :