Le Lézard

Les Métallos appuient la demande du NPD concernant un débat à la Chambre des communes



VANCOUVER, le 4 juillet /CNW/ -- Selon le plus important syndicat industriel canadien, l'entente sur le

bois d'?uvre est trop généreuse envers les États-Unis

VANCOUVER, le 4 juillet /CNW/ - S'exprimant en Colombie-Britannique, d'où proviennent 50 pour cent des exportations canadiennes de bois d'?uvre vers les États-Unis, le directeur national des Métallos, Ken Neumann, a déclaré que la récente entente sur le bois d'?uvre "sacrifie les intérêts canadiens". Par conséquent, M. Neumann affirme que les Métallos appuient la demande d'un débat sur l'entente à la Chambre des communes formulée par le chef du NPD, Jack Layton.

"L'accord-cadre a été conclu en vitesse en avril en vue de respecter une échéance bidon et sa signature n'est qu'une autre man?uvre du gouvernement fédéral pour fournir au premier ministre une nouvelle occasion de se faire photographier en compagnie de son ami, George Bush", a ajouté M. Neumann. "Le fait que David Emerson et Stephen Harper jouent ce genre de jeu politique est une insulte pour une industrie qui est si importante pour tant de gens dans tant de villes partout au pays."

Les Métallos remarquent qu'en plus de laisser en plan des droits non perçus d'une valeur de un milliard de dollars, le Canada accepte un système de droits et de contingentement qui serait en vigueur pendant une période indéterminée alors même que le prix du bois d'?uvre n'atteint plus que 355 dollars du millier de pieds-planche.

"Nous ne sommes pas à l'aise non plus avec la durée de ce qui était d'abord qualifié d'entente à long terme", a ajouté Steve Hunt, directeur des Métallos pour l'Ouest canadien. "Nous avions prévu une entente allant de sept à neuf ans alors que la présente entente peut être résiliée par les États-Unis après seulement trois ans."

"Ce n'est que de la mauvaise négociation de la part de notre gouvernement fédéral", estime pour sa part Wayne Fraser, directeur du district Ontario et Canada atlantique des Métallos. "Cette entente était fondamentalement mauvaise dès le début et Harper et Emerson ne veulent que forcer l'industrie et les provinces à l'accepter.

"C'est une mauvaise entente pour l'Ontario et pour le reste du Canada."

Les Métallos font remarquer que le Canada est actuellement en meilleure position pour stabiliser son secteur forestier par la voie des procédures judiciaires plutôt que par celle d'une entente qui ne pourrait durer que quelques années et compromettre la souveraineté des provinces sur leur politique forestière.

"Le gouvernement fédéral, qui a accepté des modifications de dernière minute, a abandonné toute garantie que l'entente apporterait de la stabilité à long terme", affirme pour sa part Michel Arsenault, directeur des Métallos pour le district du Québec. "Avec l'abandon d'un milliard de dollars appartenant aux contribuables canadiens et la possibilité que l'entente devienne caduque après deux ans, nous pouvons craindre plus de pertes d'emplois et d'insécurité dans notre secteur forestier."

Les Métallos, qui comptent plus de 55 000 membres dans le secteur forestier au Canada, demanderont à leurs membres de faire pression sur leurs députés fédéraux pour faire en sorte que la présente entente ne soit pas acceptée par le parlement, une condition à la conclusion de l'entente sur le bois d'?uvre avec les États-Unis.


Communiqué envoyé le 4 juillet 2006 à 20:39 et diffusé par :