Le Lézard

L'examen approfondi de la proposition de Xstrata par Investissement Canada constitue un premier pas dans le bon sens; il faut maintenant faire de même avec celle de Phelps Dodge, estiment les Métallos



TORONTO, le 4 juillet /CNW/ -- TORONTO, le 4 juillet /CNW/ - Deux semaines après que des lobbyistes aient rencontré des politiciens de tous les partis politiques pour faire pression sur eux afin qu'Investissement Canada approfondisse l'examen de l'offre d'acquisition hostile présentée par Xstrata PLC à Falconbridge, le directeur national du Syndicat des Métallos, Ken Neumann, a déclaré aujourd'hui que l'annonce selon laquelle l'examen serait en effet approfondi était une bonne nouvelle pour le Canada.

"Cette nouvelle ne constitue toutefois qu'un premier pas pour garantir que les ressources canadiennes demeurent la propriété des Canadiens", a précisé M. Neumann. "En tant que représentant de 7 500 employés d'Inco et de Falconbridge dans l'ensemble du Canada, les Métallos, de même que les collectivités dans lesquelles vivent ses membres, jouent un rôle de premier plan dans l'avenir d'Inco et de Falconbridge. Cela signifie qu'Investissement Canada doit également scruter à fond l'entente proposée entre la société Phelps Dodge Corp., établie en Arizona, et Inco."

M. Neumann a indiqué qu'il ne s'agissait pas de savoir qui possédait quoi, mais plutôt qui contrôlait quoi.

"Nous croyons que le gouvernement fédéral doit obligatoirement exercer son contrôle et conserver les ressources canadiennes pour les citoyens de ce pays. Le gouvernement Harper ne doit pas mettre en péril notre souveraineté économique en la laissant aller au plus offrant."

La semaine dernière, des dirigeants des Métallos de partout au Canada ont demandé la démission du ministre des Finances, Jim Flaherty, en raison des plaisanteries qu'il a faites au sujet du sort des collectivités minières qui sont dans la mire des entreprises.

"Nous savons que nous ne pouvons engager tout notre patriotisme dans la préservation du contrôle de certaines entreprises canadiennes, mais nous défendrons bec et ongles l'intérêt de nos membres et de leurs collectivités", a renchéri M. Neumann.

"Notre syndicat appuie toujours le projet de fusion initial entre Inco et Falconbridge", a souligné le directeur des Métallos pour le district Ontario et Canada atlantique, Wayne Fraser, dont la compétence couvre les exploitations d'Inco à Sudbury et à Port Colborne, en Ontario, à Voisey's Bay, à Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que les installations de Falconbridge à Sudbury et à Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

"Quelle que soit l'issue de ces dernières man?uvres, nous venons tout juste de négocier une nouvelle entente à Sudbury qui garantit qu'il n'y aura aucune mise à pied de travailleurs dans l'éventualité d'une prise de contrôle d'Inco ou si cette dernière acquiert Falconbridge", a indiqué M. Fraser. "Le fait que Phelps Dodge veuille à la fois contrôler Inco et Falconbridge ne change rien à notre ordre du jour. Nous ne perdons pas de vue notre mission : protéger nos membres et renforcer notre position pour l'avenir. Puisqu'on a consenti à l'approfondissement de l'examen de l'offre de Xstrata, on s'attend à ce que celle de Phelps Dodge soit, de la même façon, scrutée à fond."

Il y a six mois, les Métallos mettaient sur pied un comité spécial regroupant les sections locales des Métallos des usines d'Inco et de Falconbridge d'un bout à l'autre du Canada. Une réunion de ce conseil aura lieu dès que possible afin de prendre des mesures pour défendre les droits du syndicat et les collectivités canadiennes.

En outre, le président international des MUA, Leo Gerard, a affirmé que le syndicat convoquera une réunion internationale avec toutes les sections locales du secteur minier concernées.

Le Syndicat des Métallos représente plus de 7 500 employés d'Inco et de Falconbridge, membres de 13 unités de négociation dans l'ensemble du Canada.


Communiqué envoyé le 4 juillet 2006 à 19:12 et diffusé par :