Le Lézard

Il ne faut pas signer l'entente sur le bois d'oeuvre, déclare le SCEP



OTTAWA, le 4 juillet /CNW/ -- OTTAWA, le 4 juillet /CNW Telbec/ - Le plus grand syndicat des travailleurs forestiers du Canada déclare que le gouvernement Harper ne doit pas signer la dernière entente sur le bois d'oeuvre avec les Etats-Unis. Selon le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, une analyse de l'entente à laquelle sont parvenues les deux parties ce week-end indique que celle-ci est "bien pire" que l'accord-cadre qui avait été annoncé en avril par le premier ministre Harper.

L'analyse du SCEP indique que :

"Ce traité est encore plus mauvais que l'accord-cadre pour les raisons suivantes :

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    - La portée du traité est élargie pour y inclure la production de
      deuxième transformation du bois.

    - Les quotas régionaux et le mécanisme de dépassement fonctionneront sur
      une base mensuelle, ce qui ne permettra pas l'équilibre des
      exportations sur de longues périodes.

    - Les "exemptions régionales" proposées rendraient les autorités
      canadiennes responsables vis-à-vis de la surveillance américaine et
      empêcheraient les provinces canadiennes d'appliquer des politiques
      forestières progressives dans l'avenir.

    - Il est spécifiquement interdit au gouvernement de la C.-B. d'apporter,
      à l'avenir, des modifications à ses politiques provinciales qui
      seraient contraires aux engagements qui avaient été pris par le
      gouvernement Campbell envers les Etats-Unis.

    - Les Etats-Unis pourront abroger le traité après deux ans, avec un
      préavis de 3 mois, ce qui revient pour le Canada à avoir constamment
      une épée de Damoclès au-dessus de la tête, une façon d'intimider
      l'industrie forestière et les décideurs canadiens.
    >>


"Le gouvernement canadien ne devrait pas signer le traité proposé; il devrait plutôt retourner à la table des négociations afin d'obtenir une meilleure entente pour le Canada, une entente qui apportera une stabilité à notre industrie et qui respectera l'intégrité de la politique forestière canadienne."

Le SCEP représente un total de 150 000 travailleurs de partout au Canada, dont plus du tiers sont employés dans des industries liées au secteur forestier.


Communiqué envoyé le 4 juillet 2006 à 18:44 et diffusé par :