Le Lézard

Une nouvelle ruse qui démontre bien la paralysie de la structure d'agglomération : En refusant encore d'adopter le budget, les villes reconstituées font preuve de mépris à l'égard des contribuables



LONGUEUIL, QC, le 4 juillet /CNW/ -- LONGUEUIL, QC, le 4 juillet /CNW Telbec/ - Le maire de Longueuil et président de l'agglomération, M. Claude Gladu est exaspéré de l'attitude des villes reconstituées et qualifie de méprisante l'attitude adoptée hier par trois des quatre maires qui se sont délibérément absentés de la réunion devant permettre l'adoption du budget 2006.

"L'absence stratégique de trois des quatre maires des villes défusionnées prouve hors de tout doute ce que nous prétendons depuis six mois à l'effet que les règles de gouvernance imposées par le gouvernement du Québec sont et vont demeurer dans les faits un mécanisme de blocage qui continuera à paralyser l'agglomération et la Rive-Sud entière", constate avec dépit le maire Gladu. Le caractère démocratique de ces règles est hautement discutable selon lui, car même si 70 % des citoyens du territoire étaient représentés hier, l'absence des trois maires a fait en sorte que l'assemblée n'a pu être tenue et le budget de 240 millions de dollars n'a pu être voté.

Selon M. Gladu, par leur attitude et leurs stratagèmes, les élus des villes reconstituées viennent de prouver encore une fois qu'ils n'entendent pas contribuer au fonctionnement de la structure d'agglomération et qu'ils vont continuer à en paralyser les travaux.

La situation n'est pas sans conséquence. En effet, le gouvernement du Québec a confié, ce matin, le mandat à la Commission municipale du Québec d'imposer de force, d'ici le 28 juillet, à l'agglomération et à ses cinq villes liées le budget de fonctionnement de 240 millions de dollars décrété par la ministre. L'absence des maires de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert coûtera notamment un autre million de dollars, ou presque, en frais et en intérêts aux citoyens de toute l'agglomération.

"Je suis indigné par le manque de respect de ces élus envers les contribuables de leur ville et ceux de Longueuil qui continuent à payer la moitié de cette facture qui sera inévitablement refilée aux contribuables de la Rive-Sud et dont la moitié devra être payée par les citoyens de Saint-Hubert, de Greenfield Park et du Vieux-Longueuil. Nous avons respecté notre mandat et nos obligations dit le maire Gladu. Nous avons déposé un budget de 240 millions de dollars tel que l'exigeait la ministre Normandeau", a dit le maire Gladu.

Selon M. Claude Gladu, relativement à ce nouveau coup de force, il devient de plus en plus évident que les élus des villes reconstituées n'ont qu'un objectif et qu'un agenda : rendre inopérante et ingouvernable l'agglomération de Longueuil pour mieux revenir en arrière et récupérer leur autonomie complète. Après six mois de friction et de stagnation, je dois constater aujourd'hui que nous, les gens de la Ville de Longueuil, sommes à toutes fins utiles les seuls à faire des efforts.

"Ce nouveau coup de théâtre des élus de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert coûtera encore environ 500 000 $ à mes citoyens, ceux de Greenfield Park, de Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil, dit-il. C'est non seulement injuste, mais c'est assez", soutient le maire. Il estime que le gouvernement du Québec doit maintenant faire le constat que ce système, dans l'état actuel des choses et compte tenu du comportement des villes défusionnées, n'est pas viable, n'est pas structurant et paralyse Longueuil et la Rive-Sud.

"Quant à moi, c'est l'avenir de Longueuil qui est en jeu", dit M. Gladu. Il est impératif que le gouvernement avoue maintenant que son système de double majorité ou au 2/3 ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais et qu'il prenne immédiatement les mesures nécessaires pour remédier à cette comédie coûteuse et de mauvais goût. Sans quoi nous devrons, de notre côté à Longueuil, prendre nos décisions et poser les gestes qui s'imposent pour protéger notre population contre ces abus et assurer notre propre prospérité.


Communiqué envoyé le 4 juillet 2006 à 17:39 et diffusé par :