Le Lézard

"S'il ne fait rien, le gouvernement Charest mettra 35 PME en faillite, le 31 mai" - Le Regroupement des exploitants de distributrices automatiques de cigarettes (REDAC)



MONTRÉAL, le 15 mai /CNW/ -- MONTRÉAL, le 15 mai /CNW Telbec/ - "En interdisant la vente de cigarettes au moyen de machines distributrices dans tout lieu ou commerce, à compter du 31 mai prochain, le gouvernement Charest conduit directement tous nos membres à la faillite. Et il n'a pas eu, à ce jour, quelque ouverture que ce soit pour les compenser, même si, à toute fin pratique, il s'agit d'une expropriation forcée."

C'est là le SOS lancé aujourd'hui par M. Pierre Patenaude, président du REDAC, qui était accompagné, en conférence de presse, par M. Richard Fahey, vice-président - Québec de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), qui a donné son plein appui au REDAC dans ce dossier.

Selon M. Patenaude, la Loi 112 de juin 2005, qui interdira à compter du 31 mai d'installer, de maintenir ou de laisser sur place un appareil distributeur servant à la vente de cigarettes, a comme résultat net d'obliger 35 petits entrepreneurs à fermer leurs portes, à congédier plus de 300 employés, en somme, à les priver de leur gagne-pain.

"Nous reconnaissons, a dit M. Patenaude, que l'usage du tabac est nocif et que la Loi 112 de juin 2005, qui vise à lutter contre le tabagisme, est légitime. Mais cette même Loi nous met en faillite, nous exproprie, nous dépossède, sans que d'aucune façon le gouvernement nous compense pour le préjudice que nous subissons."

Le REDAC rappelle qu'il a, depuis l'adoption de la Loi 112, multiplié les demandes d'indemnisation pour ses membres, tant auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux que de celui du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, et même auprès du bureau du premier ministre.

À ce jour, on ne leur a proposé aucune indemnité, les représentants gouvernementaux faisant valoir, selon le REDAC, qu'ils n'ont pas les budgets ou les programmes pour ce type de compensation.

"On n'acceptera pas, au 31 mai, a conclu M. Patenaude, une dépossession sauvage de nos entreprises, de nos revenus, de notre capital, de notre patrimoine sans réclamer haut et fort du gouvernement Charest, une compensation juste et raisonnable pour le préjudice qu'il nous cause. Au gouvernement de démontrer qu'il a encore des principes..."


Communiqué envoyé le 15 mai 2006 à 11:30 et diffusé par :