Le Lézard

Clôture du 38e Congrès de la CSQ "Collectivement pour un monde différent" - La population appuie les revendications de la CSQ



MONTRÉAL, le 30 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 30 juin /CNW Telbec/ - Un sondage mené par la firme CROP à la demande de la CSQ démontre qu'une forte majorité des personnes sondées (70 %) considère que le présent gouvernement n'accorde pas suffisamment d'importance à l'éducation. Les questions posées concernent les services publics et l'éducation. "Depuis plusieurs années, la CSQ et ses affiliés font des représentations pour que l'on améliore les conditions d'enseignement et les services aux élèves, afin de permettre à la société québécoise de relever les défis de demain. Nous sommes heureux de constater que la population partage les revendications de la CSQ à ce sujet", d'affirmer le président de la CSQ, Réjean Parent, à l'occasion de la conférence de presse de clôture du 38e Congrès de la CSQ "Collectivement pour un monde différent".

Les pénuries de personnel dans l'enseignement

Pour la CSQ, ce sondage indique également que la population a une perception juste des problèmes de pénuries de personnel qui guettent le monde de l'enseignement. Le sondage révèle, en effet, que les Québécoises et les Québécois s'attendent, dans une proportion de 69 %, à une insuffisance d'enseignantes et d'enseignants de niveaux primaire et secondaire. Comme on le sait, près de 20 % des jeunes enseignantes et enseignants quittent la profession au cours de leurs cinq premières années de carrière, alors que le taux est d'environ 6 % pour l'ensemble des professions.

Les recherches en cours démontrent que la lourdeur de la tâche, les classes difficiles et la précarité sont les trois principales raisons à l'origine de cet inquiétant phénomène. C'est pourquoi la CSQ s'est engagée dans une réflexion à ce sujet au cours du présent Congrès. Le phénomène de désertion professionnelle, conjugué aux problèmes de recrutement vécus par les facultés des sciences de l'éducation, nous laisse entrevoir des problèmes de pénuries de personnel dans l'avenir. C'est pourquoi la CSQ estime qu'il faut donner un vigoureux coup de barre pour mieux accompagner les jeunes et revaloriser la profession, afin que ceux-ci soient attirés par la profession et y demeurent.

Inquiétudes quant aux services publics

Par ailleurs, une forte majorité (78 %) ne s'attend pas à un accroissement des services publics au cours des prochaines années ; pire, plus du tiers (36 %) anticipe même une diminution. Avec les volontés de privatisation du gouvernement, il n'est pas surprenant de constater l'inquiétude de la population à l'effet que l'on peut anticiper une diminution des services publics. Comme organisation syndicale ?uvrant dans les services publics, il y a là un défi important à relever afin de les défendre.

Le rôle des organisations syndicales dans la société

De plus, une majorité de Québécoises et de Québécois, soit 59 %, considère que les organisations syndicales jouent un rôle utile à l'évolution de la société du Québec. C'est beaucoup plus que ne le laissent généralement entendre les politiciens ou les grands médias. Cela démontre qu'une majorité de la population appuie les organisations syndicales, dont la CSQ, dans leurs efforts pour préserver la qualité des services publics et les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs.

Le sondage omnibus CROP-express a été réalisé pour le compte de la CSQ auprès de 1001 répondantes et répondants, du 12 au 25 juin 2006, auprès de personnes de 18 ans ou plus. Du point de vue statistique, un échantillon de cette taille est précis à 3 points près, 19 fois sur 20. Vous pouvez consulter ce sondage sur le site Internet du Congrès à l'adresse congres.csq.qc.net.

Profil de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec représente 160 000 membres, dont plus de 125 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.


Communiqué envoyé le 30 juin 2006 à 13:01 et diffusé par :