Le Lézard

La loi anti-tabac provoque des centaines de mises-à-pied à travers le Québec



MONTRÉAL, le 29 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 29 juin /CNW Telbec/ - 4 semaines après l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le tabac, les tenanciers se plaignent des baisses catastrophiques de leurs ventes d'alcool et de leurs revenus d'appareils de loterie vidéo. Leur clientèle a diminué de façon drastique.

Notre sondage après 4 semaines

D'après notre sondage effectué auprès des tenanciers de bars à travers la province au cours des 4 dernières semaines, les résultats sont alarmants. Il y a déjà des mises à pied par centaines. Les employés qui restent se plaignent qu'ils ne font plus assez d'argent pour vivre à cause de la baisse du chiffre d'affaires. Le problème ne va qu'empirer aux temps froids.

Demande d'une rencontre avec le Premier Ministre et le Ministre des

Finances

L'UTBQ a fait parvenir, par l'entremise de leur avocat, des lettres à Messieurs Charest et Audet leur demandant une rencontre afin de négocier une entente acceptable pour tous ceux concernés.

P.J.s : Lettres au Premier Ministre et au Ministre des Finances datées du 29 juin 2006 et témoignage d'une tenancière de bar.

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    PAR POSTE RECOMMENDEE
    ---------------------
    ET PAR FAX : (418) 646-1854                                SANS PREJUDICE
    ---------------------------                                --------------


    Montréal, le 29 juin 2006


    M. Jean Charest
    Premier ministre du Québec

    Ministère du Conseil exécutif
    Édifice Honoré-Mercier, 3e étage
    835, boul. René-Lévesque Est
    Québec (Québec) G1A 1B4


    OBJET : Grave impact de la Loi anti-tabac
    -----------------------------------------

    Cher Monsieur Premier ministre,

    Nous représentons les intérêts de l'Union des Tenanciers de bars du Québec
(ci-après "UTBQ"), laquelle nous a mandaté afin de vous faire parvenir la
présente.

    Depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le tabac le 31 mai 2006, les
membres de l'Union des Tenanciers de bars du Québec accusent un déficit
monétaire et logistique que j'ose qualifier de catastrophique.

    Les représentations faites par le Gouvernement du Québec et le Ministère
de la Santé à l'effet que les impacts sur l'économie seraient minimisés par
l'affluence de nouveaux clients non fumeurs, s'avèrent malheureusement
illusoire et nos membres vivent une crise qui amènera de toute évidence
plusieurs fermetures et faillites. D'ailleurs, un sondage effectué par l'UTBQ
durant les quatre semaines depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le tabac
démontre qu'une baisse égale ou supérieure à 30% des revenus d'alcool et
autres appareils d'amusement se cristallise.

    A cet effet, l'UTBQ sollicite une rencontre à votre plus proche convenance
afin de discuter d'un possible amendement à la Loi, permettant ainsi aux
tenanciers d'aménager des bars fumeurs ou non-fumeurs selon le choix de
ceux-ci.

    L'UTBQ espère obtenir une oreille attentive de la part du Gouvernement
afin de fixer rapidement la tenue de cette rencontre primordiale pour la
survie et prospérité de ses membres.

    Dans l'attente de vos nouvelles, nous vous prions d'agréer, Monsieur le
Premier Ministre, nos sentiments les meilleurs.


    Andreas Adamacopoulos, LL.L., LL.B.



    PAR POSTE RECOMMENDEE
    ---------------------
    ET PAR FAX : (418-643-6626)                                SANS PREJUDICE
    ---------------------------                                --------------

    Montréal, le 29 juin 2006


    M. Michel Audet
    Ministre des Finances du Québec
    12 rue St-Louis
    Québec (Qc)
    G1R 5L3


    OBJET : Grave impact de la Loi anti-tabac
    -----------------------------------------

    Cher monsieur le ministre,

    Nous représentons les intérêts de l'Union des Tenanciers de bars du Québec
(ci-après "UTBQ"), laquelle nous a mandaté afin de vous faire parvenir la
présente.

    Depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le tabac le 31 mai 2006, les
membres de l'Union des Tenanciers de bars du Québec accusent un déficit
monétaire et logistique que j'ose qualifier de catastrophique.

    Les représentations faites par le Gouvernement du Québec et le Ministère
de la Santé à l'effet que les impacts sur l'économie seraient minimisés par
l'affluence de nouveaux clients non fumeurs, s'avèrent malheureusement
illusoire et nos membres vivent une crise qui amènera de toute évidence
plusieurs fermetures et faillites. D'ailleurs, un sondage effectué par l'UTBQ
durant les quatre semaines depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le tabac
démontre qu'une baisse égale ou supérieure à 30% des revenus d'alcool et
autres appareils d,amusement se cristallise.

    A cet effet, l'UTBQ sollicite une rencontre à votre plus proche convenance
afin de discuter d'un possible amendement à la Loi, permettant ainsi aux
tenanciers d'aménager des bars fumeurs ou non-fumeurs selon le choix de
ceux-ci.

    L'UTBQ espère obtenir une oreille attentive de la part du Gouvernement
afin de fixer rapidement la tenue de cette rencontre primordiale pour la
survie et prospérité de ses membres.

    Dans l'attente de vos nouvelles, nous vous prions d'agréer, Monsieur le
Ministre, nos sentiments les meilleurs.


    Andreas Adamacopoulos, LL.L., LL.B.



                       S.O.S. D'UNE TENANCIÈRE DE BAR

    Seulement trois semaines après l'interdiction de fumer, le bar L'Amical
est sur le point de fermer. J'ai perdu plus de 60% de mon chiffre d'affaires.
Sur les huit serveuses, il ne m'en reste que six. On va tous se retrouver sur
le chômage.

    Martine St-Gelais est propriétaire du bar : L'Amical

    Je suis propriétaire du bar l'Amical dans la petite communauté de 1 400
personnes de Girardville dans la région du Lac-Saint-Jean. La coupe du bois,
l'opération de moulins à papier, le débroussaillage et la plantation
contribuent à l'essor économique de la région. La clientèle qui fréquente
notre bar, qui a plus de 25 ans d'existence, se compose surtout des
travailleurs du village. Ce sont entre autres des forestiers et des opérateurs
de débroussaillement. Ils viennent au bar L'Amical pour prendre une bière et
fumer une cigarette après une dure journée de labeur. Pour eux, c'est une
façon de relaxer.

    Depuis le 31 mai, les forestiers et mes clients réguliers ne fréquentent
plus mon bar. J'ai perdu plus de 60% de mon chiffre d'affaires. Avant la loi
antitabac, mon revenu net par semaine était de plus de 4 500.$. Depuis
l'interdiction de fumer, je me retrouve en caisse qu'avec 1 800$ par semaine.
Deux de mes huit serveuses ont quitté volontairement mon bar puisqu'elles ne
pouvaient plus gagner leur vie décemment. On comprend pourquoi. Les salaires
des serveurs dépendent presque entièrement des pourboires remis par les
clients. En ce moment, je crains pour le gagne-pain de mes autres employés.
Vont-ils se retrouver sur le chômage si je dois fermer mon bar?

    Le bar est aussi mon gagne-pain. Je suis une femme monoparentale et les
recettes de mon bar me permettent de subvenir aux besoins de mes deux enfants.
C'est pour me retrouver plus près de mes parents, mon père étant atteint d'un
cancer et ma mère de la maladie de Parkinson, que j'ai fait l'achat du bar.
Aujourd'hui, deux semaines après l'interdiction de fumer, l'Amical est sur le
point de fermer. Je crains la faillite. Le gouvernement ne pense pas au tort
qu'il me fait ainsi qu'aux autres qui ont investi leur argent et leur temps au
succès de leur petite entreprise. Je suis une femme propriétaire d'un bar qui
va se retrouver seule avec une dette à payer. J'angoisse vis-à-vis ce que me
réserve l'avenir.

    Le gouvernement n'a-t-il pas un peu de compassion envers une femme
propriétaire d'un bar? Je crie au SECOURS! J'espère que vous, journalistes,
serez sensibles à mon histoire. On m'a fait croire que malgré la loi antitabac
tout irait bien. On nous a menti. Que le S.O.S. d'une tenancière de bar puisse
être entendu. Merci à l'avance pour l'attention que vous accorderez à mon
histoire. Martine St-Gelais, propriétaire du bar l'Amical de Girardville, dans
la région du Lac-Saint-Jean.

    Signée Martine St-Gelais
    Bar L'Amical
    Tel : 418-258-3977
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Communiqué envoyé le 29 juin 2006 à 16:57 et diffusé par :