Le Lézard

Annonce d'une Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroaliementaire québécois - TROP PEU TROP TARD



QUÉBEC, le 28 juin /CNW/ -- QUÉBEC, le 28 juin /CNW Telbec/ - Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'agriculture, de pêcheries et d'alimentation, Maxime Arseneau, trouve surprenante l'annonce faite aujourd'hui par le gouvernement Charest de mettre sur pied une commission itinérante pour étudier les enjeux actuels du monde agricole.

"L'annonce de cette commission est un aveu d'échec du gouvernement Charest à l'endroit des producteurs agricoles du Québec. Alors que le monde agricole traverse une crise des revenus sans précédent, le gouvernement Charest se défile derrière une consultation publique qui donnera des résultats, au mieux, dans un an et demi. Le gouvernement se réveille un peu tard, la crise actuelle aura le temps de faire beaucoup de dégâts chez les producteurs agricoles", a déclaré Maxime Arseneau.

Le député des Îles-de-la-Madeleine souligne que le gouvernement libéral n'a fait que "surfer" sur les réalisations du gouvernement précédent depuis trois ans, écartant plusieurs de ses engagements prévus à sa plate-forme électorale de 2003. Il ajoute que les sommes consacrées à ce jour à l'agroenvironnement sont bien inférieures aux promesses faites, tout comme la fiscalité agricole n'a pas été revue en profondeur, conformément à l'engagement. À ce jour, aucun signal n'a été donné pour remplir la promesse d'une politique d'étiquetage obligatoire des OGM, tel que l'indique pourtant la plate-forme du PLQ en agriculture.

Maxime Arseneau rappelle que les deux sommets sur l'agriculture tenus par le gouvernement précédent et les audiences du BAPE sur la production porcine avaient déjà permis de bien cerner les enjeux contemporains du monde agricole. Les recommandations de ces grands forums ont d'ailleurs permis la création de la Financière agricole, l'élaboration de la première politique de transformation alimentaire, la création d'Agri-Traçabilité, d'Anima-Québec et du programme Prime-vert.

"Le gouvernement du Parti québécois a toujours accordé une place prépondérante au secteur agricole et agroalimentaire. Le bilan de ses réalisations est probant. Les outils structurants que nous avons mis de l'avant ont permis de doter le secteur agricole d'un levier financier unique et adapté, de développer la filière biologique, de mettre en place des outils pour assurer la sécurité alimentaire et pour améliorer la protection de l'environnement", a poursuivi M. Arseneau

Le député n'a pu s'empêcher de rappeler que le Parti libéral du Québec s'est prononcé contre différentes législations initiées par les gouvernements du Parti québécois et qui ont eu des impacts significatifs pour le développement de l'agriculture et de l'agroalimentaire au Québec. C'est le cas notamment et tout particulièrement de la Loi sur la protection du territoire agricole adoptée en 1978, du droit de produire en 1996 et de la création de la Financière agricole du Québec en 2000.

"Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral a timidement pris le relais de ce qui avait été amorcé précédemment. C'est avec encore plus de timidité qu'il a fait valoir, jusqu'à présent, la légitimité du Québec de recevoir sa juste part des sommes dévolues à l'agriculture par le gouvernement fédéral. Bref, l'annonce d'aujourd'hui est la confirmation que la politique adoptée par le gouvernement libéral pour relancer l'agriculture au Québec est celle de l'inaction. C'est surprenant et décevant", a conclu M. Arseneau.

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Communiqué envoyé le 28 juin 2006 à 16:54 et diffusé par :