Le Lézard

Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire au Québec - L'Union des producteurs agricoles salue la décision du gouvernement



LONGUEUIL, le 28 juin /CNW/ -- LONGUEUIL, le 28 juin /CNW Telbec/ - "Nous accueillons favorablement la décision du gouvernement du Québec de tenir une commission itinérante sur l'avenir de l'agriculture et du secteur de l'agroalimentaire", de déclarer monsieur Laurent Pellerin, président général de l'Union des producteurs agricoles (UPA). "Nous avons à maintes reprises préconisé un débat de société initié par le gouvernement, portant sur les enjeux existants et émergent dans le domaine de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois. L'heure est venue pour l'État d'amorcer une discussion élargie interpellant tous les maillons de la chaîne, des agriculteurs jusqu'aux consommateurs", de poursuivre monsieur Pellerin.

Pour l'UPA, dans le cadre de cette consultation, des questions fondamentales doivent être soulevées et traitées en profondeur. Souhaitons-nous maintenir une agriculture locale, basée sur des entreprises où vivent l'exploitant et sa famille? L'État est-il prêt à soutenir ses exigences en matière de qualité, de traçabilité et d'environnement? Quel type d'agriculture notre société veut-elle pour demain et quels moyens est-elle prête à lui accorder pour assurer sa survie et son développement? Voilà l'exercice de réflexion que le gouvernement du Québec devra mener avec leadership, au bénéfice de tous.

"Il faudra aussi tenir compte que l'agriculture moderne se pratique dans un contexte de mondialisation où plusieurs règles sont maintenant définies à l'échelle internationale. Nous avons peu de prise sur un ensemble de facteurs qui influencent directement notre secteur d'activité. En effet, les règles du commerce international, les politiques de soutien à l'agriculture des autres pays tels que le Farm Bill américain, les politiques monétaires ainsi que la fluctuation des taux de change sont autant d'éléments qui exercent une pression sur les revenus nets des agriculteurs qui, depuis 10 ans, accusent une constante diminution", d'énoncer monsieur Laurent Pellerin.

De l'avis de l'Union, les sujets abordés devraient nécessairement conjuguer les aspects économiques, environnementaux et sociaux. D'ailleurs, en ce qui a trait aux enjeux sociaux, l'UPA souhaite que les discussions soient une occasion privilégiée de rapprochement entre les consommateurs, les agriculteurs et les intervenants du secteur de l'agroalimentaire afin que des pistes puissent être identifiées en vue d'assurer une convergence entre les préoccupations des citoyens, les exigences des consommateurs et la viabilité des modes de production agricole et agroalimentaire.

L'organisation agricole souhaite aussi qu'à l'issu de cette réflexion collective émergent les véritables orientations qui seront assignées à notre agriculture et à notre agroalimentaire de demain ainsi que les moyens qu'on veut y accorder pour assurer la vitalité du secteur.

En terminant, monsieur Pellerin a insisté sur le fait que le débat devra être neutre et éclairé. Préalable aux consultations, un portrait complet et factuel de l'agriculture et de l'agroalimentaire devra être brossé ainsi qu'une analyse poussée et objective devra être réalisée sur les enjeux agricoles et agroalimentaires afin que les participants puissent discuter sur une base rigoureuse. "Il est impératif que le processus fasse en sorte que chaque individu, organisation ou entreprise expriment son point de vue avec civilité et dans le respect des uns des autres en tenant compte du contexte global tant régional, provincial et canadien qu'international, et ce, dans une perspective de réussite collective", de conclure le président de l'UPA.


Communiqué envoyé le 28 juin 2006 à 15:37 et diffusé par :