Le Lézard

Déclaration des Métallos concernant Phelps Dodge-Inco



ST. JOHN'S, T.-N.-L.', le 27 juin /CNW/ -- ST. JOHN'S, T.-N.-L., le 27 juin /CNW/ - Selon les dirigeants du Syndicat des Métallos, la dernière manoeuvre pour consolider le secteur canadien de la production de nickel va à l'encontre des intérêts de l'industrie des ressources naturelles canadiennes; ils invitent donc le gouvernement fédéral à plutôt pencher pour une entente faite au Canada.

"Investissement Canada doit scruter à la loupe une éventuelle fusion Phelps Dodge-Inco, tout comme nous lui avions demandé de le faire pour l'offre de Xstrata sur Falconbridge", a expliqué le directeur national des Métallos, Ken Neumann. "L'enjeu doit porter sur le contrôle canadien de nos richesses naturelles."

"Notre syndicat appuie toujours le projet de fusion initial entre Inco et Falconbridge", a souligné le directeur pour le district Ontario et Canada atlantique, Wayne Fraser, dont la compétence couvre les opérations d'Inco à Sudbury et à Port Colborne, en Ontario, à Voisey's Bay, à Terre-Neuve-et- Labrador, ainsi que celles de Falconbridge à Sudbury et à Bathurst, au Nouveau- Brunswick.

"Par rapport aux autres options, la fusion d'Inco et de Falconbridge serait une bonne chose pour les collectivités dans lesquelles nos membres vivent et travaillent. Elle serait bonne pour le pouvoir de négociation des Métallos et pour la sécurité d'emploi des travailleurs", a affirmé M. Fraser.

M. Fraser a ajouté que le syndicat demeure fermement opposé à l'acquisition de Falconbridge par Xstrata.

"En dépit de l'indication voulant qu'une fusion Phelps Dodge-Inco pourrait favoriser le regroupement d'Inco et de Falconbridge, nous préconisons toujours une entente faite au Canada", a-t-il précisé.

"Peu importe l'issue de ces dernières manoeuvres, nous venons tout juste de négocier une nouvelle entente à Sudbury qui garantit qu'il n'y aura aucune mise à pied de travailleurs dans l'éventualité d'une prise de contrôle d'Inco ou si cette dernière acquiert Falconbridge", a indiqué M. Fraser. "Nous savions que nous devions nous protéger contre ces géants industriels."

"Le fait que Phelps Dodge veuille à la fois contrôler Inco et Falconbridge ne change rien à notre ordre du jour. Nous ne perdons pas de vue notre mission : protéger nos membres et renforcer notre position pour l'avenir."

Il y a six mois, les Métallos mettaient sur pied un comité spécial regroupant les sections locales des Métallos des usines d'Inco et de Falconbridge d'un bout à l'autre du Canada. Une réunion de ce conseil aura lieu dès que possible afin de prendre des mesures pour défendre les droits du syndicat et les collectivités canadiennes.

En outre, le président international des MUA, Leo Gerard, a affirmé que le syndicat convoquera une réunion internationale avec toutes les sections locales du secteur minier concernées.

Le Syndicat des Métallos représente plus de 7 500 employés d'Inco et de Falconbridge membres de 13 unités de négociation à l'échelle du Canada.


Communiqué envoyé le 27 juin 2006 à 15:36 et diffusé par :