Le Lézard
Classé dans : Santé

Le stress chez la femme du 21e siècle



OTTAWA, le 27 juin /CNW/ -- OTTAWA, le 27 juin /CNW Telbec/ - Dans la société moderne d'aujourd'hui, tant les hommes que les femmes sont confrontés au stress et à la tension de tous les jours, bien que leur santé n'en soit pas affectée de la même façon. Les femmes courent un plus grand risque de développer des troubles liés au stress, comme la dépression, tandis que les hommes sont plus souvent la proie de maladies cardiaques.

"La dépression est deux fois plus fréquente chez la femme que chez l'homme", explique Dre Diana Koszycki, directrice de l'unité de recherche clinique sur le stress et l'anxiété à l'Institut de recherche en santé mentale (IRSM) de l'Université d'Ottawa situé à l'Hôpital Royal Ottawa. Mais si le stress est l'un des principaux facteurs de risque de la dépression aussi bien chez les femmes que chez les hommes, ses effets varient toutefois d'un groupe à l'autre. Par exemple, du côté de la gent masculine, un divorce ou des difficultés professionnelles ou financières peuvent entraîner une dépression, tandis que les femmes sont plus sensibles aux accrocs de la vie sociale - la dépression les guettent lorsque surviennent des conflits personnels ou le décès d'un être cher.

Il est à noter que le stress ne cause pas de troubles mentaux à lui seul. Il interagit plutôt de façon complexe avec d'autres facteurs génétiques, biologiques et psychologiques et se conjugue aux expériences personnelles antérieures, de manière à augmenter la prédisposition d'une personne à développer un trouble psychique lié au stress. Qui plus est, certaines caractéristiques psychologiques telles le pessimisme et une faible estime de soi, ou le recours à des stratégies inefficaces face à l'adversité peuvent aussi influencer la façon de réagir au stress. Les facteurs héréditaires peuvent également jouer un rôle important. De récentes études ont révélé que les gens qui présentent un gène transporteur de sérotonine plus court sont plus à risque de souffrir d'une dépression liée au stress que ceux dont le gène est plus long. En outre, des événements traumatiques survenus tôt dans la vie peuvent modifier de façon quasi permanente le développement cérébral et renforcer la réactivité au stress à l'âge adulte en raison d'une "sensibilité programmée" dans l'axe du stress du cerveau. Des chercheurs ont même avancé que les femmes pourraient être plus susceptibles de sombrer dans la dépression à la suite d'expériences personnelles stressantes en raison de la façon dont le cerveau féminin réagit aux effets du stress.

Dre Koszycki, qui a mené de nombreux travaux de recherche innovateurs dans les domaines du stress et de l'anxiété, animera une conférence publique portant sur les effets du stress chez la femme ce jeudi, 29 juin, à l'Hôpital Royal Ottawa.

"Le stress peut aussi être bénéfique puisqu'il nous motive à accomplir des choses, explique-t-elle. L'éviter complètement peut affaiblir notre capacité à y faire face. Le stress fait partie de la vie - nous y sommes confrontés de la naissance jusqu'à la mort. Lorsque nous apprenons tôt à en tirer des leçons, nous devenons mieux préparés à l'affronter de façon efficace dans l'avenir."

La spécialiste ajoute que le seuil de tolérance au stress diffère d'une personne à l'autre, et qu'il est essentiel de connaître le sien pour être en mesure de le gérer avec efficacité.

Le stress a des effets non seulement psychiques, mais aussi physiologiques. Il peut entraîner des problèmes de concentration, des troubles du sommeil, de l'anxiété, une dépression, de l'impatience et même une crise cardiaque ou un AVC.

"Nous devons enseigner aux enfants comment faire face au stress, affirme Dre Koszycki. Les gens qui réagissent mal au stress doivent examiner leur vie et se demander si des changements s'imposent. Il n'existe pas de remède miracle. J'encourage tous mes patients à prendre les mesures nécessaires - comme modifier leurs habitudes, leur façon de penser ou leur milieu de vie - pour les aider à mieux gérer le stress.

Dre Koszycki discutera des indicateurs de stress, de liens entre le stress et la dépression et des façons concrètes de combattre le stress telles la méditation, l'exercice physique et la relaxation.

Cette séance sera la dernière d'une série de conférences hebdomadaires données à l'Hôpital Royal Ottawa sur une variété de sujets liés à la santé et à la maladie mentales. En offrant ces séances d'information, les organisateurs souhaitent présenter au public les progrès réalisés dans le domaine de la santé mentale et ainsi changer l'image de l'Hôpital Royal Ottawa, et de la maladie mentale elle-même.

Le stress et la santé mentale féminine débutera à 19 h 30, à l'auditorium de l'Hôpital Royal Ottawa, au 1145, avenue Carling, le jeudi 29 juin. Toute la population est invitée; l'entrée est gratuite.

Ces communiqués peuvent vous intéresser aussi

à 18:31
Lifestyle Delivery Systems Inc. , et (« LDS » ou la « société ») annonce que, le 16 janvier 2018, le Mojave Desert Air Quality Management District (« MDAQMD ») a délivré à LDS Scientific, Inc. un permis l'autorisant à exercer ses activités en vertu...

à 18:00
Filomena Tassi, député de Hamilton-Ouest-Ancaster-Dundas, sera de passage à Hamilton le 24 janvier pour visiter un laboratoire à l'Université McMaster, rencontrer des chercheurs, et faire l'annonce d'un investissement majeur en recherche en santé....

à 16:57
Le VIH/sida demeure un problème de santé persistant au Canada et dans le monde. Au Canada, on estime que 65 000 personnes vivent avec le VIH/sida, et qu'il y a environ 2 500 nouvelles infections à VIH chaque année. Le Canada a fait de grands progrès...

à 16:25
Santé Canada avise les Canadiens que les produits suivants peuvent présenter de graves risques pour la santé. Pour en savoir plus, y compris sur ce que les Canadiens devraient faire, consultez l'avis de sécurité en ligne....

à 15:36
Dans le cadre de la 35e édition de la Fête des neiges de Montréal, présentée par Tim Hortons, la mascotte de l'événement, Boule de Neige, et ses acolytes amèneront un peu de la féérie de l'hiver aux enfants du CHU Sainte-Justine et de l'Hôpital de...

à 15:16
L'honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre fédérale de la Santé, et l'honorable Dwight Ball,  Premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, signeront un accord bilatéral. Les ministres et le Premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador seront...




Communiqué envoyé le 27 juin 2006 à 13:52 et diffusé par :