Le Lézard

Le SCEP appuie le rapport du comité sénatorial sur la concentration des médias



OTTAWA, le 22 juin /CNW/ -- OTTAWA, le 22 juin /CNW Telbec/ - Le gouvernement fédéral devrait agir immédiatement afin de donner suite aux questions soulevées par un rapport d'un comité sénatorial portant sur la concentration de la propriété des médias au Canada, a déclaré le porte-parole du plus important syndicat représentant les membres des médias canadiens.

"Le Canada fait face à des situations de quasi monopole du marché des médias dans certaines villes et, pour cette raison, les Canadiens sont bien mal servis par les principaux acteurs du marché", a déclaré Peter Murdoch, vice-président, médias, du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP).

"Le principe mis de l'avant dans le rapport du Sénat, publié hier, qui consiste à fixer des limites à la propriété des médias en fonction des parts de marché, en est un que notre syndicat soutient depuis plus de deux ans. Nous pressons le gouvernement de donner immédiatement suite à cette recommandation", a ajouté M. Murdoch.

"La question de l'avenir de la CBC/SRC, qui connaît une situation difficile, pourrait être résolue grâce à un réexamen du mandat de cette dernière; cependant, pour une raison inexpliquée, ce travail a été remis à plus tard par le gouvernement conservateur, au début du mois. Bien entendu, les diffuseurs du secteur privé profiteront de l'occasion que représente la perte de revenus publicitaires par le diffuseur public, revenus qui viendront alors garnir leurs coffres.

Cependant, les dangers et les effets de la concentration des médias sont bien présents parmi nous; le comité sénatorial les a dénoncés et a insisté sur l'importance de s'y attaquer dès maintenant", a ajouté M. Murdoch.

M. Murdoch a souligné que le SCEP a mis sur pied un outil de surveillance, le "Moniteur média", axé sur l'influence néfaste de la concentration de la propriété des médias sur la diversité et la démocratie; et que le syndicat considère le Lower Mainland, en Colombie-Britannique, ainsi que certaines parties du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, comme des régions "rouges", c'est-à-dire là où la concentration de la propriété des médias a atteint des niveaux que le SCEP qualifie de "dangereux".

Quant à la question des journalistes pigistes, Michael O'Reilly, président de la section locale 2040 du SCEP, a déclaré que les recommandations du rapport, au sujet des conditions difficiles vécues par ces derniers et de la question du non respect de leurs droits d'auteurs, étaient "constructives et dignes d'être immédiatement mises en oeuvre."

Le SCEP, qui compte 150 000 membres, est l'un des plus importants syndicats du secteur privé et représente quelque 25 000 travailleurs et travailleuses du secteur des médias imprimés, de la diffusion, du cinéma et de la télévision.


Communiqué envoyé le 22 juin 2006 à 17:46 et diffusé par :