Le Lézard

La FPJQ appuie l'essentiel du rapport du Sénat sur les médias



MONTRÉAL, le 22 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 22 juin /CNW Telbec/ - La Fédération professionnelle des journalistes du Québec appuie les recommandations principales du comité du Sénat canadien sur les médias d'information qui ont été rendues publiques hier. La Fédération, qui représente près de 2000 journalistes, demande au gouvernement canadien d'amorcer aussitôt que possible le processus de leur mise en ?uvre.

Sans interférer avec l'indépendance totale des rédactions, l'application de ces recommandations du comité sénatorial favoriserait la liberté de presse et la diversité des sources d'information au Canada tout en restant réalistes. Les citoyens et la vie démocratique y gagneraient.

Le c?ur des multiples recommandations porte sur la concentration de la presse. Elles rejoignent les préoccupations dont la FPJQ a fait part à maintes occasions, notamment devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes et en commissions parlementaires.

La Fédération croit, comme le comité sénatorial, que la concentration de la propriété des médias est une source d'inquiétude. Des mécanismes doivent être mis en place pour faire valoir l'intérêt public chaque fois qu'une transaction menace d'affecter la diversité des sources d'information. À cet égard, les propositions du comité sénatorial apparaissent raisonnables et assez souples pour tenir compte de la grande diversité des situations concrètes au pays. Actuellement, c'est le vide à cet égard au Canada.

La FPJQ appuie la proposition d'amender certaines lois pour obliger le CRTC et le Bureau de la concurrence ("Des chiens de garde qui ne mordent pas") à tenir compte de l'impact de leurs décisions sur l'offre de nouvelles et sur l'intérêt public. La création d'une instance crédible pour en discuter publiquement et de manière transparente est une nécessité.

La FPJQ croit par ailleurs que les propositions qui visent à assurer un financement à long terme stable et suffisant de Radio-Canada sont nécessaires. Elles sont revendiquées depuis longtemps. Celles qui demandent de recentrer les activités de la société d'État sur l'information, et notamment sur l'information régionale, et sur une programmation distincte de celle du secteur privé méritent d'être discutées. L'abandon des revenus publicitaires par Radio-Canada en contrepartie d'une hausse équivalente des crédits parlementaires, d'un mandat axé sur le service public et d'une plus grande transparence institutionnelle valent également d'être examinées avec soin.

Certaines recommandations restent plus faibles. Par exemple, les recommandations sur la protection des sources confidentielles des journalistes pourraient aller plus loin et demander que les lois placent sur le même pied le droit du public à l'information et le droit du citoyen à un procès juste et équitable.

Il n'en reste pas moins que sur l'essentiel, la concentration de la propriété des médias, la priorité à accorder aux nouvelles et à l'information dans les législations, la nécessité de se doter d'un cadre qui favorise la diversité des voix en information, le rapport mérite l'appui de la population canadienne.


Communiqué envoyé le 22 juin 2006 à 14:14 et diffusé par :