Le Lézard

LE QUÉBEC MET EN PLACE UN SYSTÈME INTÉGRÉ DE RÉCUPÉRATION DES SERINGUES ET DES AIGUILLES USAGÉES



MONTRÉAL, le 22 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 22 juin /CNW Telbec/ - Le Québec met en place un système intégré de récupération des seringues et des aiguilles usagées, pour éviter qu'elles soient laissées dans des endroits inappropriés et provoquent ainsi des accidents. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui le docteur Alain Poirier, directeur national de santé publique. Il était accompagné de représentants de partenaires majeurs qui ont collaboré à ce projet, soit l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux, l'Ordre des pharmaciens du Québec, Diabète Québec et l'Association québécoise des intervenants en toxicomanie du Québec.

Comme l'a expliqué le docteur Poirier, "il faut à tout prix éviter que des instruments souillés piquants ou tranchants soient accidentellement manipulés, notamment par des enfants et des travailleurs. Même si le risque de contracter une infection dans ces circonstances est faible, il n'est pas nul. Chose certaine, toute piqûre accidentelle provoque des souffrances et de l'angoisse, accapare les services de santé et coûte cher à la société en traitements préventifs ou curatifs".

Le nouveau système prévoit que des contenants sécuritaires seront mis à la disposition des personnes utilisant des seringues et des aiguilles à des fins domestiques, et ce, tout à fait gratuitement. On pourra se procurer ces contenants dans les quelque 1 600 pharmacies du Québec, ainsi que dans les 400 points de service CLSC des centres de santé et de services sociaux. C'est le ministère de la Santé et des Services sociaux qui fournit ces contenants, au coût d'un million de dollars pour la première année du programme.

Une fois remplis, les contenants pourront être déposés à quatre endroits : la pharmacie, le CLSC, une clinique spécialisée (par exemple, clinique du diabète) ou un organisme communautaire participant au programme d'échange de seringues pour les utilisateurs de drogues par injection. Par la suite, les instruments récupérés seront acheminés à un hôpital ou, dans certains cas, à un CLSC, qui se chargeront de les éliminer de façon sécuritaire.

Ce programme profitera aux personnes qui utilisent des seringues ou des aiguilles dans le cadre d'autosoins, notamment quelque 300 000 diabétiques québécois, ainsi que plusieurs milliers de personnes atteintes de sclérose en plaques, d'insuffisance rénale ou d'une autre maladie nécessitant des injections régulières. Les utilisateurs de drogues par injection, qui sont au nombre de 23 000, sont également visés.

"Mis en place au terme d'une vaste consultation, à laquelle ont été associées plus de 800 personnes, ce système est un bel exemple de collaboration entre le secteur public, les pharmacies de propriété privée et le milieu communautaire. Nous partageons tous un objectif commun : celui de voir diminuer considérablement, sinon disparaître complètement, les accidents liés aux seringues et aux aiguilles usagées. Ce sont maintenant nos partenaires régionaux, sous l'égide des agences de la santé et des services sociaux, qui assureront la mise en ?uvre des mesures annoncées aujourd'hui", a conclu le docteur Poirier.

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Communiqué envoyé le 22 juin 2006 à 10:00 et diffusé par :