Le Lézard

Dépôt du rapport du mandataire du gouvernement du Québec dans le dossier de la contestation du budget de l?agglomération de Montréal par les villes reconstituées



MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 21 juin 2006) -

Une bonne et des moins bonnes nouvelles pour la Ville de Montréal

Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, M. Frank Zampino, a réagi, cet après-midi, au nom de l'administration municipale montréalaise, à la décision du gouvernement du Québec dans le dossier de la contestation du budget de l'agglomération par les villes reconstituées.

M. Zampino s'est dit tout d'abord heureux de la décision de la ministre des Affaires municipales et des Régions, Mme Nathalie Normandeau, qui confirme la position de la Ville de Montréal relativement aux coûts de la distribution de l'eau. "C'est une décision qui confirme que le calcul de Montréal sur les coûts directs de l'eau était bel et bien légitime", a-t-il estimé.

Le président du comité exécutif s'est par contre dit déçu de la décision de la ministre en ce qui a trait aux dépenses d'entretien du centre-ville et aux frais d'utilisation des immeubles mixtes - les immeubles qui sont utilisés à la fois pour des activités locales et des activités d'agglomération -.

"Pour le centre-ville, cela signifie que les Montréalaises et les Montréalais devront assumer, seuls, l'entretien du centre-ville qui est, pourtant, reconnu d'intérêt collectif, donc de compétence d'agglomération. Cela veut dire que les contribuables de la Ville de Montréal devront payer 4 millions de dollars de plus pour l'entretien du centre-ville", a déploré M. Zampino.

Frank Zampino a tenu aussi à souligner que la Ville de Montréal n'avait pas la même interprétation du décret que le mandataire du gouvernement du Québec, M. Roger Noël, sur les dépenses du centre-ville.

"Pour nous, il y a un certain illogisme dans cette décision. Le décret gouvernemental de décembre dernier nous dit que le centre-ville est de compétence de toute l'agglomération de l'île de Montréal quand il s'agit, par exemple, d'y réparer les artères ou d'y installer des boîtes à fleurs, mais quand il s'agit de déneiger les mêmes artères ou de mettre des fleurs dans les mêmes boîtes, là ça devient la responsabilité exclusive de la Ville de Montréal. Ce n'est pas la lecture que nous faisions du décret créant l'agglomération de Montréal", a-t-il insisté.

Le président du comité exécutif est également déçu de la manière dont la ministre et son mandataire ont traité la question des immeubles mixtes. "Pourquoi les villes défusionnées peuvent-elles charger un loyer pour des immeubles mixtes à l'agglomération, alors que la Ville de Montréal ne peut pas en faire autant ? C'est une situation qui est totalement inéquitable et c'est une autre facture de 4 millions de dollars que les contribuables montréalais auront à assumer", a fait valoir Frank Zampino.




Communiqué envoyé le 21 juin 2006 à 17:55 et diffusé par :