Le Lézard

Atteindre l'équité salariale sans contrepartie dans l'enseignement



MONTRÉAL, le 21 juin /CNW/ -- Il faut annuler les 5 heures de travail supplémentaire à l'école pour

corriger la discrimination salariale faite aux profs.

MONTRÉAL, le 21 juin /CNW Telbec/ - Le gouvernement du Québec vient enfin, après 14 ans de travaux d'évaluation, de corriger la discrimination salariale faite aux personnels occupant des emplois à prédominance féminine. Pour l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal, l'accord de principe intervenu hier entre le Conseil du trésor et les grandes centrales syndicales ne permet pas de conclure que les enseignantes et enseignants ont atteint l'équité salariale.

"Les enseignantes et enseignants auront atteint l'équité salariale le jour où le principe "à travail équivalent, salaire égal" sera appliqué. Or, les profs des commissions scolaires sont les seuls employés de l'État de qui le gouvernement a exigé une contrepartie - cinq heures de travail supplémentaire par semaine à l'école qui alourdissent notre tâche déjà très exigeante - avant de consentir un ajustement salarial. En toute justice et équité, cette condition doit être retirée avant de conclure que l'équité salariale est réalisée dans l'enseignement. Nous maintiendrons cette revendication et devrons reprendre le débat sur cette question à l'occasion du renouvellement de la convention collective en 2010", a commenté M. Pierre St-Germain, président de l'Alliance.

L'Alliance des professeures et professeurs de Montréal représente 8000 enseignantes et enseignants de la Commission scolaire de Montréal ainsi que le personnel des Écoles Peter Hall et du Centre académique Fournier.


Communiqué envoyé le 21 juin 2006 à 14:08 et diffusé par :