Le Lézard

MONT-ORFORD INC. - L'OPPOSITION OFFICIELLE RÉCLAME L'INTERVENTION DU VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL DU QUÉBEC



SHERBROOKE, le 21 juin /CNW/ -- SHERBROOKE, le 21 juin /CNW Telbec/ - Le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, et le député de Johnson, Claude Boucher, réclament du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard, qu'il mandate le Vérificateur général du Québec pour procéder à l'évaluation des actifs de Mont Orford inc.

Un des amendements présentés par le gouvernement, dans le cadre du bâillon qui a mené à l'adoption du projet de loi 23, et qui consacre la privatisation d'une partie du Parc national du Mont-Orford, a pour effet d'obliger l'actuel gestionnaire à transmettre au ministre, dans un délai de 15 jours, un inventaire à jour des actifs de la compagnie. Mont Orford inc. a donc l'obligation de présenter cet inventaire la semaine prochaine. En cas de divergence entre le gestionnaire et le gouvernement, le pouvoir d'estimer la valeur des actifs revient au ministre.

"Puisque le ministre Béchard a répété ad nauseam que la résiliation du bail coûtera 20 millions de dollars aux contribuables en s'appuyant uniquement sur une lettre signée par le président de Mont Orford inc. en juin 2005, il est impératif que la valeur des actifs doit être établie par une autorité indépendante. Le ministre doit, sans tarder, confier au Vérificateur général du Québec le mandat d'effectuer l'évaluation des investissements effectués par Mont-Orford inc., afin de s'assurer que les contribuables paient la juste valeur de ces actifs, sans plus", a indiqué Stéphane Bergeron, en rappelant que le gouvernement paie déjà 20 % de trop en mettant fin lui-même au bail.

Depuis l'annonce de la privatisation d'une partie du Parc national du Mont-Orford le 6 mars dernier, l'opposition officielle n'a cessé d'interroger le gouvernement sur ses intentions et ses véritables motivations. La vente d'un parc national constitue une première au Québec, sinon à travers le monde. Plus de 80 % de la population était opposée au projet qui va à l'encontre des principes du développement durable. L'urgence d'adopter cette loi n'a aucunement été démontrée. C'est pour ces raisons que l'intervention du vérificateur général est essentielle.

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Communiqué envoyé le 21 juin 2006 à 11:21 et diffusé par :