Le Lézard

/R E P R I S E/ - André Boisclair et l'éducation - "C'EST LA SAISON DES CONTRADICTIONS AU PARTI QUEBECOIS" - Pierre Moreau



LONGUEUIL, le 19 juin /CNW/ -- LONGUEUIL, le 19 juin /CNW Telbec/ - A l'occasion de la fin des travaux parlementaires à l'Assemblée nationale, M. Pierre Moreau, député de Marguerite- D'Youville et adjoint parlementaire à la présidente du Conseil du trésor, dresse le bilan des contradictions du Parti Québécois en matière d'éducation.

"Un an après la Saison des idées, le PQ est en pleine saison des contradictions. Tout d'abord, il y a ce cafouillage sur le financement des écoles privées. Ensuite, ils ne sont pas capables de chiffrer leurs promesses en éducation et finalement, André Boisclair se contredit lorsqu'il dit que sa priorité est l'éducation. Laissez-moi vous dire que c'est mal parti, d'autant plus que l'éducation est supposée être leur priorité nationale", a mentionné le député.

En effet, le programme du PQ est explicite. Il prévoit, à la page 57, que le "Parti Québécois entend (...) réduire de façon importante les subventions aux écoles privées pour signifier clairement que l'école publique est le lieu premier et essentiel pour réaliser l'intégration de toutes les Québécoises et de tous les Québécois."

Le 16 septembre dernier, André Boisclair disait à l'émission Il va y avoir du sport que "comme membre du Parti Québécois, je suis favorable à une diminution du financement aux écoles privées, mais je veux être clair : j'irai pas toucher à ça avant une campagne référendaire". Finalement, le conseil national en aura décidé autrement. Il a rejeté par une forte majorité la première partie d'une résolution portant sur la réduction des subventions aux écoles privées.

"Je rappelle que le Parti Québécois a un bilan peu reluisant en matière d'éducation. En effet, du temps où il était au pouvoir, le PQ a coupé 1,8 milliard de dollars entre 1995 et 1999. Aujourd'hui, André Boisclair semble, à première vue, vouloir se distinguer de l'héritage péquiste. Toutefois, on se souvient que pas plus tard que le 25 août dernier, sur les ondes du 98,5FM, en pleine course au leadership, il disait : "J'vais répondre avec force à monsieur Charest : ma priorité c'est la santé, puis pour y arriver, il me faut la souveraineté." Maintenant, il répète cette même phrase, mais en parlant de l'éducation. Ca ne fait pas vraiment sérieux", ajoute Pierre Moreau.

"Toujours au sujet de leur bilan en éducation, gardons en tête que c'est son gouvernement qui a coupé 1200 postes de spécialistes dans nos écoles dans le but d'atteindre le déficit zéro. C'est donc le comble de l'ironie qu'André Boisclair réclame maintenant l'ajout de professionnels pour aider les élèves en difficulté d'apprentissage et d'adaptation", continue le député.

Quant à la façon de financer les récentes promesses péquistes faites en matière d'éducation, elle demeure inconnue. Le chef péquiste refuse de mentionner où il trouvera les sommes nécessaires pour les réaliser et de plus, il a été formel le 11 juin, il s'en remet au travail que le premier ministre du Québec, Jean Charest, fait auprès du gouvernement fédéral dans le cadre des négociations sur la péréquation, le déséquilibre fiscal et le financement de l'éducation post-secondaire.

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Communiqué envoyé le 19 juin 2006 à 05:30 et diffusé par :