Le Lézard

Politique québécoise du transport collectif - TRÈS DÉCEVANT



QUÉBEC, le 16 juin /CNW/ -- QUÉBEC, le 16 juin /CNW Telbec/ - Le député de Beauharnois et porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Serge Deslières, est extrêmement déçu de la politique québécoise du transport collectif annoncée aujourd'hui par le gouvernement Charest.

"Trois ans plus tard, la montagne accouche d'une souris. Nous étions en droit d'espérer beaucoup plus. La politique n'offre aucune garantie aux utilisateurs qu'il n'y aura pas de hausses de tarifs puisque qu'elle ne règle pas les déficits des sociétés tout comme elle ne contient aucune mesure significative pour inciter davantage les citoyens à utiliser les services de transport collectif. L'occasion était belle mais le gouvernement Charest l'a ratée", a déclaré Serge Deslières.

Le député a rappelé que l'immobilisme du gouvernement depuis trois ans aura infligé 80 millions $ de plus aux utilisateurs parce que le gouvernement a refusé de soutenir adéquatement les sociétés de transport qui ont eu, malgré elles, que le choix de refiler la facture aux utilisateurs.

Par ailleurs, Serge Deslières doute que l'objectif fixé par le gouvernement de hausser l'achalandage de 8 % d'ici 2012 puisse être atteint. Le gouvernement Charest aurait pu, par exemple, corriger la mesure annoncée dans le dernier budget qui prévoit la déduction du laissez-passer assumé par les employeurs, une mesure qui n'a pas reçu un accueil favorable auprès des entreprises parce que trop coûteuse. "Pourquoi ne pas avoir prévu une mesure fiscale de déduction pour l'ensemble des utilisateurs du transport collectif? Agir ainsi aurait contribué nettement à atteindre l'objectif de hausser l'achalandage", a poursuivi le député.

La politique annoncée aujourd'hui est floue sur le plan d'investissements nécessaires pour mettre à niveau et développer les infrastructures de transport. Le gouvernement Charest demeure entièrement muet sur la méthode de financement qu'il entend utiliser pour y parvenir.

"Il est clair que les moyens financiers ne sont pas au rendez-vous pour atteindre les objectifs de la politique et dans une perspective de développement durable, c'est plutôt décevant", a conclu Serge Deslières.

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Communiqué envoyé le 16 juin 2006 à 15:05 et diffusé par :