Le Lézard

Une première au Québec - Le gouvernement rend publique la première politique québécoise du transport collectif



QUÉBEC, le 16 juin /CNW/ -- QUÉBEC, le 16 juin /CNW Telbec/ - Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le ministre des Transports du Québec et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Michel Després, ont rendu publique aujourd'hui la toute première politique québécoise de transport collectif intitulée Pour offrir un meilleur choix aux citoyens. Cette politique s'inscrit dans la foulée des gestes posés par le gouvernement, confirmant son engagement en matière de développement durable.

"En adoptant cette politique, nous reconnaissons le rôle majeur que joue le transport collectif sur les plans économique, environnemental et social. Notre objectif est d'accroître l'utilisation du transport collectif partout au Québec. Ainsi, la politique s'adresse à tous les citoyens, tant des milieux urbains que ruraux, y compris les personnes à mobilité réduite. Cette politique propose des actions concrètes confirmant les choix gouvernementaux en matière de décentralisation", a déclaré le premier ministre.

Le premier ministre a aussi rappelé qu'en matière de transport collectif le Québec est un leader en Amérique du Nord. "Nous pouvons, à juste titre, nous féliciter de l'accessibilité de nos réseaux de transport en commun et de l'utilisation que nous en faisons comparativement aux autres modes de transport. Nous pouvons cependant faire encore mieux en augmentant l'utilisation du transport collectif", a-t-il mentionné.

C'est d'ailleurs là l'enjeu global de la politique québécoise du transport collectif qui vise un accroissement de 8 % de l'achalandage du transport en commun d'ici 2012. La politique appuie également les autres alternatives à l'automobile, notamment la marche et le vélo.

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    Pour atteindre cette cible, le gouvernement met en ?uvre quatre
grands
    moyens :

    1. Une juste répartition des efforts de chacun. Les municipalités
       resteront les premières responsables du transport en commun. Le
       gouvernement confirme son rôle de coordonnateur et d'accompagnateur en
       assumant notamment la majeure partie des coûts associés au
       développement et à la modernisation des infrastructures et des
       équipements.
       Toutefois, les efforts des différents partenaires que sont les
       usagers, les automobilistes, les employeurs, les municipalités et
       autorités organisatrices de transport, ainsi que le gouvernement
       fédéral et celui du Québec, devront mieux refléter les bénéfices
       qu'ils en retirent.

    2. L'amélioration des services à la population. L'utilisation du
       transport en commun passe par une amélioration des services offerts à
       la population. Pour y parvenir, les autorités organisatrices de
       transport collectif seront directement encouragées à bonifier l'offre
       et la qualité des services aux usagers et à inciter la population à
       utiliser davantage les transports collectifs grâce à une aide directe
       à l'amélioration des services. Le gouvernement mobilisera 130 millions
       de dollars annuellement à cette fin, à partir du volet du Fonds vert
       mis en place dans le cadre du Plan d'action sur les changements
       climatiques.

    3. La modernisation et le développement des infrastructures et des
       équipements. L'effort en vue de renouveler les infrastructures et les
       équipements est déjà engagé, avec la réalisation de plus de
       1,5 milliard de dollars d'investissements au cours des dernières
       années. Il faut aller plus loin, et, pour cette raison, les autorités
       organisatrices de transport collectif bénéficieront de deux programmes
       d'aide financière au transport en commun, soit le Programme d'aide aux
       immobilisations en transport en commun de la Société de financement
       des infrastructures locales et le Programme d'aide gouvernementale au
       transport collectif des personnes. Ce dernier programme sera
       substantiellement bonifié.

    4. L'appui aux autres alternatives à l'automobile. Le gouvernement va
       au-delà du soutien au transport collectif, il appuie également les
       alternatives à l'automobile. Ce volet de la nouvelle politique vise
       spécifiquement les municipalités peu populeuses, le transport
       intrarégional par autocar, les institutions publiques, les entreprises
       et parcs industriels où des initiatives prometteuses doivent être
       encouragées, ainsi que les soutien financier sera accordé pour
       permettre l'accessibilité des personnes en fauteuil roulant aux
       autocars et aux taxis.

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"Il est important de mobiliser l'ensemble de la société québécoise afin d'atteindre nos objectifs qui s'inscrivent dans un contexte de développement durable, de prospérité économique et de qualité de vie de la population. Je suis convaincu qu'avec l'appui de l'ensemble de nos partenaires, nos efforts seront couronnés de succès", a conclu le ministre des Transports.

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Communiqué envoyé le 16 juin 2006 à 11:22 et diffusé par :