Le Lézard

UN GOUVERNEMENT AU SERVICE DES IMMIGRANTS



MONTRÉAL, le 15 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 15 juin /CNW Telbec/ - La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, madame Lise Thériault, se dit très surprise du soudain intérêt démontré par la députée de Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre, sur la reddition de comptes dans le cadre du Programme d'accompagnement des nouveaux arrivants. En effet, il aura fallu pas moins de dix mois à la députée, alors critique en matière d'action communautaire, pour répondre à une lettre ouverte envoyée par la ministre au mois d'août dernier dans les différents journaux sur ce sujet; ce qui témoigne du peu d'importance que la députée accorde à ce dossier.

"Consciente que la députée, nouvellement critique en matière d'Immigration et des Communautés culturelles, ne saisit peut-être pas encore tout à fait la portée de ses dossiers et afin qu'elle puisse informer de manière plus adéquate les Québécoises et les Québécois et pour que ceux-ci ne soient pas induits en erreur, il est important de rappeler les faits", ajoute la ministre.

Le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles n'a aucunement l'intention de constituer une liste nominative des nouveaux arrivants qui fréquentent les organismes communautaires. Toutefois, le Ministère est présentement en discussion avec ses partenaires, les organismes communautaires qui sont financés pour offrir les services aux nouveaux immigrants qui s'établissent au Québec grâce à son nouveau Programme d'accompagnement des nouveaux arrivants, et ce, uniquement pour les services d'accompagnement. Ces discussions portent sur la mécanique à mettre en place afin d'assurer la collecte de données fiables et précises qui permettront par la suite de mieux suivre et de comprendre le parcours d'intégration des nouveaux arrivants.

Le Ministère s'assure que ces données seront sécurisées et dénominalisées dès qu'elles sortiront électroniquement des organismes et ne seront recueillies que pour des fins de statistiques et de recherches. Elles ne concernent que la clientèle rejointe par le Programme d'accompagnement des nouveaux arrivants, c'est-à-dire les nouveaux arrivants légalement établis à titre de résidents permanents et elles ne visent d'aucune façon à suivre des cas individuels. Aussi, précisons que ces nouveaux citoyens sont en majorité de jeunes personnes dynamiques, hautement scolarisées et exigeantes en termes d'attentes quant aux services offerts par les programmes gouvernementaux.

"La députée de Laurier-Dorion oublie, encore une fois, un fait très important : les nouveaux arrivants ont été rencontrés en entrevue de sélection ou encore accueillis à l'aéroport et ils ont déjà donné plusieurs de ces renseignements à partir de leur pays d'origine. Il est donc déraisonnable de prétendre qu'ils refuseraient de s'identifier", a répliqué la ministre Thériault.

Il est aussi faux de prétendre que les demandeurs d'asile hésiteront à consulter les organismes communautaires avec la nouvelle façon de faire, car ils ne sont pas visés par cet exercice.

Précisons tout de suite que l'objectif poursuivi est d'évaluer la portée et les résultats de programmes gouvernementaux et qu'une approche similaire a déjà été mise en place graduellement, de 2001 à 2004, par le gouvernement du Canada. Ainsi, partout dans le reste du pays, les organismes communautaires offrant des services d'intégration dans le cadre du programme canadien colligent des données qui sont par la suite sécurisées et dénominalisées pour être utilisées à des fins de recherches et de statistiques. De plus, aucune baisse de clientèle n'a été constatée dans les organismes communautaires.

Les accusations portées par la députée de Laurier-Dorion au sujet de la politique d'action communautaire sont encore une fois gratuites : le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles a implanté en janvier 2005 le Programme d'accompagnement des nouveaux arrivants, qui aura permis une hausse de financement des organismes communautaires de 11 % par rapport aux enveloppes consenties dans les programmes précédents. L'implantation de ce programme a été effectuée avec l'entière collaboration des organismes communautaires. Mon Ministère souscrit toujours à la Politique de reconnaissance et de soutien de l'action communautaire autonome et le soutien financier accordé à la TCRI, à la hauteur de 250 000 $, en est une illustration concrète.

Alors que nous augmentons le nombre d'immigrants qui viennent s'établir au Québec, nous avons le devoir et l'obligation de faciliter leur intégration. Le gouvernement du Québec entend donc poursuivre, avec ses partenaires, la recherche de moyens qui favorisent la pleine contribution des nouveaux arrivants au développement du Québec.

Aujourd'hui, nous avons déposé un document de consultation pour une politique de lutte contre la discrimination et le racisme. Cette consultation est une démarche essentielle et non partisane pour que nous puissions continuer à vivre dans un Québec pluriel et inclusif. Sous-entendre que le dossier de la discrimination et de la reddition de comptes ne font qu'un témoigne du manque de vision en immigration du Parti québécois qui en 9 ans n'a réussi qu'à asseoir 8 ministres dans la même chaise. "Une fois encore, le peu d'importance qu'accorde l'opposition à l'immigration et aux communautés culturelles est clairement démontrée" a ajouté la ministre Thériault.

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    Source :   Marie-Hélène Paradis
               Attachée de presse
               Cabinet de la ministre de l'Immigration et des Communautés
               culturelles
               514 873-9940
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Communiqué envoyé le 15 juin 2006 à 19:48 et diffusé par :