Le Lézard

Adoption du projet de loi 125 sur la Protection de la jeunesse - "Oui à la loi, mais la prudence s'impose" - Solange Charest



QUÉBEC, le 15 juin /CNW/ -- QUÉBEC, le 15 juin /CNW Telbec/ - La députée de Rimouski et porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, Solange Charest, demeure prudente quant à l'application de certaines dispositions prévues au projet de loi 125, notamment concernant les délais de placement à durée maximale.

En effet, cette nouvelle disposition stipule que les parents doivent se prendre en mains à l'intérieur de délais fixes (12 mois pour les enfants de moins de deux ans, 18 mois pour les enfants de deux à cinq ans et 24 mois pour les enfants de six ans et plus). Cette mesure vise à diminuer le "ballottage" et à favoriser l'instauration d'un projet de vie stable pour les enfants en besoin de protection.

"Il s'agit clairement de l'enjeu majeur du projet de loi 125. Durant les consultations, de nombreux groupes ont exprimé leurs craintes sur la mise en ?uvre de ces délais. Il est clair que l'introduction de délais ne doit en aucun temps servir à pallier le manque, voire l'absence de ressources en services sociaux. Aucun parent ne doit être pénalisé parce que les ressources sont insuffisantes. Les délais d'hébergement à durée maximale sont en vigueur dans huit provinces canadiennes ainsi que dans plusieurs états américains. Or, aucune étude à ce jour n'a été effectuée sur les impacts de ces délais sur le ballottage et la stabilité des enfants", a affirmé Solange Charest.

À cet égard, l'opposition officielle a obtenu un gain important, à savoir la réalisation d'une étude d'impact qui sera effectuée trois ans après l'entrée en vigueur de la loi par le ministère de la Santé et des Services sociaux et déposée à l'Assemblée nationale. "Le projet de loi prévoyait la tenue d'une étude sur la mise en ?uvre de la Loi. Or, une étude d'impact ira plus loin et pourra notamment aborder des questions importantes, telles la disponibilité des ressources et les pratiques professionnelles et formuler des recommandations en lien avec ces enjeux", a ajouté la députée de Rimouski.

"La loi de la Protection de la jeunesse constitue le dernier recours pour les enfants et leur famille. Il s'agit clairement d'une loi d'exception. En ce sens, l'ensemble des ressources institutionnelles ou communautaires et plus largement, en tant que société, nous avons le devoir d'agir collectivement afin d'offrir le maximum de protection à tous nos enfants afin que le recours à cette loi demeure l'exception", a-t-elle poursuivi.

"Par ailleurs, il faut garder en tête qu'une loi ne constitue qu'un outil, important certes, mais qui ne saurait remplacer les autres outils essentiels que sont les investissements suffisants dans les ressources, humaines et matérielles, la constante amélioration des pratiques professionnelles et la concertation entre tous les partenaires", a conclu la porte-parole.

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Communiqué envoyé le 15 juin 2006 à 12:44 et diffusé par :