Le Lézard

Loi sur la protection de la jeunesse - Une loi dans l'intérêt des enfants



QUÉBEC, le 15 juin /CNW/ -- QUÉBEC, le 15 juin /CNW Telbec/ - L'Association des centres jeunesse du Québec et les directeurs de la protection de la jeunesse (DPJ) se réjouissent de l'ensemble des modifications adoptées dans la nouvelle Loi sur la protection de la jeunesse centrée sur les besoins des enfants. Les grands enjeux qui ont été défendus par l'Association des centres jeunesse du Québec et les DPJ depuis le début des consultations publiques et lors de la commission parlementaire se retrouvent dans la nouvelle loi.

La stabilité des enfants

La démonstration n'est plus à faire concernant l'aspect très néfaste sur le développement de l'enfant, sur les plans affectif et cognitif, lorsque ce dernier subit des aller-retour entre sa famille naturelle et des placements à répétition dans des ressources d'hébergement des centres jeunesse. Plus l'enfant est jeune, plus il aura de la difficulté à développer des liens d'attachement envers un adulte s'il ne vit pas dans la stabilité. Pour éviter ce ballottement, des délais variant entre un et deux ans seront définis pour permettre aux parents de se reprendre en main afin de donner un projet de vie stable à l'enfant le plus tôt possible dans sa vie, à condition qu'ils aient reçu les services requis.

Il est important de préciser que la première option demeure le maintien ou le retour de l'enfant dans sa famille naturelle. Dans les cas où cela s'avère impossible, le projet de loi affirme que les décisions doivent tendre à assurer à l'enfant la continuité des soins, la stabilité des liens avec les personnes qui lui sont les plus significatives et des conditions de vie appropriées à ses besoins et à son âge. De plus, l'Association salue la nouvelle mesure proposée : la tutelle subventionnée qui constitue une alternative intéressante à l'adoption sans briser le lien de filiation.

Comme le précisaient les DPJ lors du lancement de leur bilan annuel lundi dernier, la protection des enfants devra être partagée par l'ensemble des familles, de la communauté et des partenaires afin que les enfants et leur famille reçoivent les services requis.

Le recours moins fréquent au système judiciaire

Cette nouvelle approche laissera place à plus de souplesse dans les procédures et plus d'implication de la part des parents et des jeunes.

Le délai de 48 heures plutôt que 24, avant d'avoir recours au tribunal, permettra aux intervenants de la DPJ de dénouer la crise familiale et facilitera la possibilité de conclure une entente sur des mesures volontaires. Cette mesure est une nette amélioration dans la résolution des conflits familiaux et contribuera à alléger les interventions d'aide du DPJ.

Les critères les plus précis quant à la rétention des signalements

Les nouveaux critères de rétention de signalement favoriseront un recours plus judicieux à la Loi sur la protection de la jeunesse par la population en général et les partenaires, notamment les organismes communautaires, les écoles, les CLSC et les corps policiers.

En conclusion, les centres jeunesse se réjouissent de ces modifications proposées qui constituent un gain pour les enfants du Québec. Deux conditions devront accompagner ce nouveau projet de loi. En premier lieu, l'ensemble de la société doit reprendre ses responsabilités collectives à l'égard des enfants du Québec. En second lieu, il faut réduire la charge de cas des intervenants de la DPJ en suivant une moyenne de 16 enfants à la fois à l'étape de l'application des mesures, c'est-à-dire dans le suivi des enfants et des familles qui requièrent leur intervention dans les situations où la sécurité ou le développement des enfants est compromis.


Communiqué envoyé le 15 juin 2006 à 11:50 et diffusé par :