Le Lézard

Airbus Military propose l'A400M au gouvernement du Canada pour le transport aérien



OTTAWA, le 15 juin /CNW/ -- OTTAWA, le 15 juin /CNW Telbec/ - Le gouvernement du Canada a reçu une proposition visant à doter ses forces armées de l'avion A400M pour le transport militaire. L'offre s'assortit d'engagements quant aux performances, au prix, aux livraisons et aux retombées économiques pour le Canada.

La proposition survient au moment où l'on apprend que le gouvernement envisage un marché à fournisseur unique pour l'avion C-17. Cette décision signifierait que la majorité des travaux de maintenance seraient effectués aux États-Unis. Quant aux avions de transport tactique, leur acquisition interviendrait plus tard.

L'offre de l'A400M répondrait aux besoins du Canada en matière de transport aérien tactique, et à la majorité de ses besoins de transport aérien stratégique grâce à un seul avion, soit le nouveau A400M. Il s'agirait là d'une économie de près de 2 milliards de dollars, comparé au coût d'acquisition, de maintenance et de fonctionnement de deux flottes distinctes.

La proposition de l'A400M renferme un engagement de rendre, au minimum, la totalité du coût d'acquisition à des entreprises canadiennes sous forme de retombées industrielles et régionales. En outre, une grande partie des travaux de maintenance de l'A400M serait exécutée par des entreprises canadiennes.

Voici les éléments clés de la proposition :

D'excellentes capacités pour les forces armées : l'A400M, le nouvel avion de transport tactique d'exception du XXIe siècle, offre de surcroît des capacités de transport stratégique sur de très grandes distances. Il peut emporter tout l'équipement utilisé par les Forces armées canadiennes ou le DART et d'autres gros équipements requis dans des interventions rapides de secours aux sinistrés. Neuf pays, dont des pays membres importants de l'OTAN, ont déjà commandé 192 appareils A400M en tout.

De grandes économies pour le contribuable : il est possible d'acquérir 16 avions A400M pour la somme de 2,4 milliards de dollars, soit 2 milliards de dollars de moins que si le Canada se dotait de deux flottes aériennes distinctes, l'une pour le transport stratégique, l'autre pour le transport tactique. Si le Canada a besoin, ponctuellement, de très gros porteurs il peut facilement combler ses besoins grâce à son adhésion au dispositif SALIS. Cet accord de location déjà prépayée par le gouvernement garantit au Canada et à certains de ses plus proches alliés de l'OTAN l'accès au transport aérien stratégique moyennant des dizaines de millions de dollars, plutôt que plusieurs milliards de dollars en coûts d'acquisition et de maintenance d'aéronefs.

Des avantages pour l'industrie canadienne et la création d'emplois : Airbus Military et la société mère EADS s'associeraient à de grandes entreprises canadiennes, et à des PME, pour rendre au moins la totalité du coût d'acquisition sous forme de retombées industrielles et régionales à ces entreprises canadiennes. EADS et Airbus font déjà des affaires à hauteur de 700 millions de dollars par an avec des entreprises canadiennes, et advenant la concrétisation du marché pour l'A400M, cette somme dépasserait le milliard de dollars par an. Airbus Military garantirait de plus le transfert de technologie et collaborerait avec les principaux entrepreneurs canadiens en vue de créer des alliances stratégiques. Elle investirait dans des installations qui permettraient de procéder à l'entretien, aux réparations et à la révision, aux modifications, au soutien technique ainsi qu'à la formation en pilotage et en maintenance, et ce, au Canada. Ces avantages créeraient près de 1 000 emplois permanents et augmenteraient la compétitivité du Canada à l'échelle internationale dans le secteur de l'aérospatiale.


Communiqué envoyé le 15 juin 2006 à 10:11 et diffusé par :