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La crainte disproportionnée de fraude sur les marchés émergents: une tendance ignorée par les sociétés canadiennes



TORONTO, le 15 juin /CNW/ -- Les trois quarts des crimes commis en entreprise connus à l'échelle

internationale surviennent sur les marchés développés, malgré les

craintes suscitées mondialement par la fraude dans les entreprises des

pays émergents, affirme un rapport d'Ernst & Young.

TORONTO, le 15 juin /CNW/ - Tandis que les sociétés canadiennes sont tout autant préoccupées par la fraude survenant dans leurs exploitations des pays développés que dans celles des pays émergents, les répondants des pays développés sont plus enclins (60 %) à croire que le risque de fraude est supérieur pour leurs entreprises des marchés émergents. C'est ce qu'affirme une étude internationale sur la fraude publiée aujourd'hui par Ernst & Young, société chef de file de services professionnels.

La réalité vécue en matière de fraude par les répondants des pays développés ne correspond pas à leurs attentes selon lesquelles les marchés émergents représentent un risque plus élevé. En effet, 75 % de ces répondants ont été victimes d'une fraude importante dans leur pays, alors que 32 % seulement avaient connu une expérience semblable sur un marché émergent. Néanmoins, la croyance que les marchés émergents constituent un territoire plus propice à la fraude est suffisamment répandue pour faire en sorte qu'une société internationale sur cinq renonce à investir sur les marchés en développement en raison de l'évaluation du risque de fraude.

Cet écart entre la perception et la réalité devrait nous alerter au fait que bon nombre de sociétés ne prennent pas les mesures appropriées pour gérer leur risque de fraude réel, peu importe le marché. C'est ce que déclare Mike Savage, associé des Services consultatifs, Fraude et juricomptabilité, du bureau d'Ernst & Young de Toronto. "Même si l'on s'entend pour dire que les marchés émergents sont par nature plus risqués en ce qui a trait à la fraude, les sociétés se doivent d'instaurer des contrôles appropriés en vue de détecter la fraude et d'y réagir partout. Les Canadiens ont des procédures relativement plus normalisées en matière de réponse aux allégations de fraude et ont tendance à les appliquer uniformément à leurs activités mondiales. Dans une forte majorité, les répondants canadiens ont exprimé leur confiance dans leurs contrôles et leur capacité à relever et à examiner les cas de fraude. Or, le tiers des sociétés canadiennes et 40 % des sociétés mondiales interrogées, un pourcentage étonnant, n'ont toujours pas consigné de directives antifraude, cette statistique est pratiquement inchangée depuis le huitième sondage mondial sur la fraude d'Ernst & Young de 2003. Même si des directives officielles en matière de fraude ont été instaurées, ces directives peuvent se révéler inefficaces sans une formation appropriée du personnel et sans mesure de responsabilisation. Il y a place à l'amélioration dans la plupart des programmes antifraude," de poursuivre M. Savage.

Le rapport du sondage 9th Global Fraud Survey: Fraud Risks in Emerging Markets d'Ernst & Young indique qu'une fois établi un bon programme antifraude, il importe de communiquer la position de la société aux employés et aux partenaires d'affaires externes. Pourtant, seulement un répondant des marchés développés sur trois offre à ses employés une formation officielle pour les aider à comprendre et à mettre en ?uvre les directives antifraude de l'entreprise. En outre, cette statistique est de une société sur cinq chez les sociétés des marchés émergents. À l'échelle internationale, moins d'un tiers (29 %) des sociétés dont le siège social se situe dans les marchés développés communiquent ces directives aux employés dans leur langue, ce résultat reculant à 23 % chez les sociétés des pays émergents. Partout dans le monde, moins de la moitié des sociétés ayant un programme officiel en place communiquent leurs directives antifaude à leurs fournisseurs et à leurs clients, tandis qu'un nombre encore moins élevé en font autant avec leurs agents, leurs intermédiaires et leurs partenaires de coentreprises.

"Il est grandement préférable de prévenir la fraude que d'y réagir," poursuit M. Savage. "Les sociétés devraient mettre en balance le coût d'un programme antifraude et le coût réel de la fraude, sans perdre de vue que le tort causé par la fraude à une entreprise s'étend bien au-delà de la perte financière réelle, et touche la réputation de l'entreprise, qui pourrait être perdue à jamais."

Par ailleurs, le sondage nous apprend que les sociétés canadiennes et américaines sont plus enclines à encourager et à protéger les délateurs que leurs contreparties d'ailleurs dans le monde. "En Amérique du Nord, le recours aux délateurs découle sans doute de la loi Sarbanes-Oxley et des scandales d'entreprises sous-jacents qui ont empoisonné le monde des affaires depuis quelques années," dit M. Savage. "Au Canada tout particulièrement, il est 15 % plus probable que les sociétés affirment que les délateurs peuvent détecter et prévenir la fraude que leurs contreparties mondiales. Bien que la délation soit utile, cette mesure antifraude ne suffit pas en tant que telle. La nécessité de mettre en ?uvre d'autres contrôles est surtout évidente quand se présentent des obstacles, comme la langue ou les préjugés contre les délateurs, comme c'est le cas sur de nombreux marchés émergents."

Parmi les principaux faits saillants du rapport sur le 9th Global Fraud Survey: Fraud Risks in Emerging Markets, notons:

    <<
    -   Les Canadiens communiquent les normes antifraude à leurs
        investisseurs (69 %) et leurs fournisseurs (59 %) mieux que leurs
        contreparties mondiales (respectivement 55 % et 47 %).
    -   Au Canada, il est plus probable (24 %) que les sociétés disent qu'une
        approche descendante est primordiale pour réussir à détecter et à
        prévenir la fraude que les sociétés ailleurs dans le monde (11 %). En
        outre, les Canadiens mettent davantage (18 %) l'accent sur des
        directives consignées et officielles que les sociétés ailleurs dans
        le monde (10 %).
    -   Sur les marchés développés, les Canadiens se disent moins préoccupés
        (16 %) par la corruption que les répondants d'ailleurs dans le monde
        (20 %).
    -   Les entreprises interrogées ne font plus enquête sur les cas de
        fraude pour les mêmes raisons; l'attribution du blâme et le
        recouvrement des pertes étant autrefois invoqués comme motifs,
        aujourd'hui, près de la moitié des répondants de partout dans le
        monde soulignent le désir de relever et d'améliorer les faiblesses
        des contrôles.
    -   Pour bon nombre de sociétés, travailler avec des tiers et des
        intermédiaires constitue un facteur clé pour croître sur les marchés
        émergents. Pourtant plus du quart (28 %) des répondants
        internationaux n'ont toujours pas de mesures antifraude pour gérer
        les risques qui s'y rattachent.
    >>


À propos du sondage sur le risque de fraude sur les marchés émergents

Ernst & Young publie sa neuvième édition du rapport sur le sondage mondial sur la fraude, intitulé Fraud Risk in Emerging Markets. Ce rapport examine la fraude en entreprise à l'échelle internationale et met l'accent sur les perceptions et les expériences vécues partout dans le monde en matière de fraude sur les marchés émergents et développés. De février à avril 2006, Taylor Nelson Sofres, notre agence de recherche, a mené 586 entrevues téléphoniques auprès de membres de la haute direction de grandes entreprises dans 19 pays (dont huit des marchés émergents).

À propos d'Ernst & Young

Ernst & Young, chef de file mondial des services professionnels, est engagée dans la restauration de la confiance du public à l'égard des sociétés de services professionnels et de la qualité de la présentation de l'information financière. Ses 107 000 personnes, réparties dans 140 pays, agissent selon les plus hautes normes d'intégrité, de qualité et de professionnalisme. Ernst & Young offre à ses clients une gamme de services spécialisés reposant sur ses compétences de base en vérification, en comptabilité, en fiscalité et en matière de transactions. Vous trouverez d'autres informations sur Ernst & Young, ainsi que le point de vue de la Société sur toute une gamme de sujets à l'adresse ey.com/perspectives. Ernst & Young désigne tous les membres de l'organisation mondiale Ernst & Young Global Limited, chacun étant une entité juridique distincte. Ernst & Young Global Limited ne fournit aucun service aux clients.

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Communiqué envoyé le 15 juin 2006 à 08:01 et diffusé par :