Le Lézard

Adoption du projet de loi créant le Fonds des générations pour rembourser la dette du Québec - La Centrale des syndicats du Québec et son Comité des jeunes déplorent l'absence de consensus social autour de cette priorité



MONTRÉAL, le 14 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 14 juin /CNW Telbec/ - "La Centrale des syndicats du Québec et son Comité des jeunes déplorent que le gouvernement Charest a procédé aujourd'hui à l'adoption du projet de loi créant le Fonds des générations, comme moyen de remboursement de la dette du Québec, sans qu'il n'y ait jamais eu un véritable débat social autour de cet enjeu."

La 3e vice-présidente de la CSQ et porte-parole du Comité des jeunes de la Centrale, Mme Jacinthe Côté, soutient que le choix fait par le gouvernement Charest d'établir comme une priorité le remboursement de la dette en invoquant la solidarité intergénérationnelle est un faux prétexte.

"Pour les jeunes de la CSQ, la solidarité intergénérationnelle ne passe pas tant par le remboursement de la dette que par le respect, entre autres, du protocole de Kyoto, pour laisser aux générations futures une planète habitable, et par des services publics de santé et d'éducation qui bénéficient des ressources humaines et financières suffisantes pour assurer le maintien de leur qualité et de leur accessibilité", soutient Mme Côté.

Un Fonds des générations créé sans consulter les générations

La porte-parole de la CSQ trouve ironique que le gouvernement Charest s'est entêté à aller de l'avant dans la création d'un Fonds des générations sans avoir pris le temps, au cours du processus, d'écouter le point de vue de la génération des jeunes sur le sujet.

"Le gouvernement a interprété la demande de groupes de jeunes voulant un débat public sur la dette comme étant une reconnaissance de son objectif de réduire la dette. Ce qui était loin d'être le cas, particulièrement pour le Comité des jeunes de la CSQ. Nous nous retrouvons donc une fois de plus devant un gouvernement qui impose sa volonté sans avoir pris le temps de créer un véritable consensus social autour de l'orientation proposée", explique Mme Côté.

Un objectif aux conséquences inquiétantes

La vice-présidente de la CSQ ajoute que cet objectif de réduction de la dette à tout prix est d'ailleurs inquiétant pour les conséquences qu'il pourrait entraîner à l'avenir pour le maintien des services publics.

"Cette fixation pour le remboursement de la dette à tout prix et la nécessité de financer le Fonds des générations risquent de servir de prétexte au gouvernement pour invoquer son incapacité financière pour assurer le maintien de services publics de qualité accessible à tous. Cela pourrait lui permettre d'ouvrir la porte au secteur privé pour assumer certains services publics en invoquant le fait que la société québécoise n'a plus les moyens de s'offrir de tels services, alors qu'une partie des fonds publics servira plutôt au remboursement de la dette", conclut Mme Côté.

Profil de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec représente environ 180 000 membres, dont plus de 125 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.


Communiqué envoyé le 14 juin 2006 à 18:37 et diffusé par :