Le Lézard

Réaction de la Ville de Longueuil au décret de la ministre des Affaires municipales et des Régions - Une décision qui n'assure aucunement le fonctionnement et la réussite de l'agglomération de Longueuil



LONGUEUIL, le 14 juin /CNW/ -- LONGUEUIL, le 14 juin /CNW Telbec/ - Les autorités de la Ville de Longueuil ont accueilli froidement la décision de la ministre des Affaires municipales et des Régions, Mme Nathalie Normandeau, qui a dévoilé cet après-midi la teneur de son décret visant à régler le litige qui oppose les villes de l'agglomération de Longueuil depuis le début de l'année.

Elle fixe à 240 millions de dollars le budget d'agglomération et maintient la règle de la double majorité. Cependant, en matière de gouvernance, elle impose un nouveau mécanisme de règlement des litiges qui confiera à la Commission municipale le soin de trancher les désaccords persistants entre les villes. À cet égard, cette mesure évite à la ministre de devoir trancher elle-même ces litiges tel que le prévoit actuellement la loi.

Selon le vice-président du comité exécutif de la Ville de Longueuil, M. Jacques Goyette, la décision arbitraire de la ministre de décréter un budget de 240 millions de dollars va à l'encontre de son comité de transition, des conclusions de son médiateur et de sa propre demande lors de la dernière rencontre avec les maires de l'agglomération; demande qui avait d'ailleurs été retenue par la Ville de Longueuil. Dans une autre perspective, M. Goyette souligne que la décision ministérielle annoncée aujourd'hui indique clairement que les demandes de coupures de 50 millions de dollars réclamées à grands cris par les municipalités reconstituées depuis six mois étaient totalement irréalistes, comme l'avait d'ailleurs démontré l'analyse budgétaire du médiateur, il y a quelques semaines.

"Sommes-nous plus avancés avec cette décision ministérielle ? Absolument pas !", répond le vice-président du comité exécutif. Les prochaines semaines et les prochains mois vont permettre à l'ensemble des villes de l'agglomération de faire la démonstration que le système de gouvernance proposé par la ministre ne peut fonctionner. Dans cette perspective, nous allons continuer à demander fermement au gouvernement du Québec d'abolir la règle de la double majorité et de traiter Longueuil sur la même base démocratique que les autres villes du Québec.

Se référant à la décision de la ministre de confier à la Commission municipale le rôle d'arbitre ultime des litiges, M. Goyette s'est fait cinglant en rappelant que le gouvernement du Québec avait déjà amorcé le processus d'abolition de cette Commission municipale. "Devant cette réalité annoncée, on peut légitimement s'interroger sur la cohérence du gouvernement, souligne M. Goyette. En réalité, dit-il, le décret annoncé est hautement politique et ne favorise que les villes qui ont défusionné. On doit également comprendre de la ministre qu'elle a décidé de faire porter sur l'ensemble des contribuables québécois le coût des intérêts des défusions de ces municipalités."

À la suite de l'annonce ministérielle, les autorités de la Ville de Longueuil prendront connaissance en détail de la décision gouvernementale et en évalueront les impacts et les conséquences avant de commenter davantage. Selon Jacques Goyette, la seule priorité pour la Ville de Longueuil demeure la défense des intérêts de ses citoyens et l'assurance qu'ils ne seront pas pénalisés par cette décision du gouvernement du Québec. À travers cet exercice, nous devons malheureusement constater qu'il n'y a rien pour Longueuil dans ce décret gouvernemental.


Communiqué envoyé le 14 juin 2006 à 16:15 et diffusé par :