Le Lézard

Conseil d'Établissement de l'Ecole Lalande - "Intimidations, fausses interprétations, accusations raciales, frustrations en milieu scolaire ! - Ou comment une simple sanction disciplinaire tourne au cauchemar à connotation raciste !"



MONTRÉAL, le 13 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 13 juin /CNW Telbec/ - C'est ce que le Conseil d'Établissement et le personnel de l'école primaire Lalande à Roxboro, vivent depuis deux longs mois pour avoir fait respecter les simples règles du code de vie de l'établissement.

Le 12 avril, pendant le repas du midi au service de garde, une éducatrice du service demande à un élève qui parlait trop de se dépêcher pour terminer son repas dans le but de faire place à un autre groupe de dîneurs. Incident bien banal... aux conséquences catastrophiques !

En effet, dès le lendemain, la mère intervient à l'école, accusant le personnel d'attitude raciste envers la culture philippine et exige réparation immédiate pour son fils. N'étant pas satisfaite de la position du personnel de l'école, elle contacte un média local et le 19 avril "The Chronicle" rapporte l'affaire sans égard aux faits réels et à l'intégrité des personnes concernées.

L'affaire prend très vite des proportions médiatiques internationales. Cette tempête médiatique retombe vite sur l'école, sur la réputation de sa direction, sur l'intégrité de son personnel, sur le travail des bénévoles, et sur l'environnement des élèves. Les courriels haineux et menaçants contre le personnel se comptent par centaines et requièrent la présence de la police et d'un agent de sécurité dans l'école.

Les parents et la communauté ont été d'autant plus choqués par l'ampleur de cette histoire que l'élève en question fréquente l'école et le service de garde depuis trois ans, sans que jamais son identité culturelle ni son intégrité intellectuelle n'aient été remises en question. Rappelons que l'école Lalande regroupe 32 ethnies distinctes parmi ses 377 élèves, et qu'elle travaille étroitement avec les organismes communautaires.

Imaginez, venir jour après jour travailler dans une atmosphère de crainte et d'appréhension qui plonge l'équipe école, qui est dédiée à des enfants de 5 à 12 ans, dans une angoisse quotidienne.

Cette crise, incompréhensible pour les différents intervenants du monde scolaire, se transforme en drame cauchemardesque lorsque des colis suspects sont réceptionnés au secrétariat, des caméramans improvisés surgissent dans l'école, alors que les consignes de silence demandées par la Commission Scolaire Marguerite Bourgeoys (CSMB) sont de rigueur. Le sentiment général d'insécurité se double d'une grande frustration de ne pouvoir répliquer aux attaques incessantes et injustifiées. Et les courriels et téléphones anonymes et haineux se multiplient !

Les parents, le Conseil d'établissement et la communauté, sont frappés de plein fouet par cette crise. Ils ont accepté, pour le bien de l'ensemble, de se taire afin que la stratégie de communication de la CSMB s'installe. Cependant la colère gronde, le sentiment d'injustice grandit et c'est toujours avec pour objectif le bien de tous les élèves qu'ils rongent leur frein. Ayant d'eux-mêmes constitué au sein du Conseil d'Établissement un comité ad-hoc chargé de suivre de près tous les développements de cette affaire, ils se mobilisent pour affirmer leur soutien à la direction de l'établissement et au personnel de l'école. Ils connaissent le régime pédagogique autour duquel est bâti le quotidien de l'école et souffrent de voir se détruire la réputation de ce milieu dont ils sont si fiers. Le traumatisme subi durera longtemps !

Il est temps de rétablir les faits, il est nécessaire de reconnaître la force de caractère et l'unité dont tous ont fait preuve, car ils désiraient avant tout, en collaboration avec l'équipe-école, protéger leur milieu et leurs élèves.

Suite au communiqué du 12 juin 2006 émis par la Fédération des associations Canado-Phillipines du Québec Inc. (FFCAQ), la situation de notre établissement et de notre communauté ne fera qu'empirer et se dégrader. Certains paragraphes de ce communiqué ne font que jeter de l'huile sur le feu et soulèvent des questions quant à la pertinence de l'information du dit communiqué et sur la bonne volonté de la Fédération des associations Canado-Phillipines du Québec Inc. (FFCAQ) de vouloir régler cette malheureuse situation.

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    Aujourd'hui, les membres du Conseil d'Établissement veulent rétablir les
faits :

    Oui    il s'agit d'une simple mesure disciplinaire, et non d'un jugement
           à caractère ethnique.

    Oui    ils ont tout fait pour désamorcer une situation tendue, en
           dénonçant les actions portées contre leur direction d'école et son
           personnel et en assurant ces derniers de leur soutien et de leur
           confiance.

    Oui    l'école applique les politiques et cadres de gestions existants à
           la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et qui favorisent
           entre autre le "vivre ensemble" et le respect des différences
           établies en 2003. Ces politiques garantissent, pour chaque élève
           le plein respect des cultures, pratiques, us et coutumes.

    Oui    le directeur et le personnel, tout comme les parents bénévoles,
           ont suivi les procédures adaptées.

    Oui    le conseil d'établissement de l'école Lalande est en accord avec
           la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys d'aller en médiation
           pour répondre à une plainte déposée formellement à la Commission
           des droits de la personne et qui rétablirait les faits
           officiellement.
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Et toujours, ils ont eu à l'esprit le bien de tous les élèves et la préservation d'un environnement multiculturel sain et agréable à vivre pour chacun des élèves et des enseignants.


Communiqué envoyé le 13 juin 2006 à 15:56 et diffusé par :