Le Lézard

11e conférence mondiale de l'aluminium - L'OPPOSITION OFFICIELLE EXIGE DU GOUVERNEMENT UNE POLITIQUE DE TARIFICATION DE L'ÉLECTRICITÉ PRÉVISIBLE ET RESPONSABLE



QUÉBEC, le 12 juin /CNW/ -- QUÉBEC, le 12 juin /CNW Telbec/ - Dans le cadre de la 11e conférence mondiale de l'aluminium, qui se déroule actuellement à Montréal jusqu'au 13 juin prochain, la députée de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie, Rita Dionne-Marsolais, dénonce l'approche tarifaire du gouvernement libéral qui pousse les grandes entreprises au Québec, et particulièrement les alumineries, à investir à l'étranger au détriment du développement régional du Québec.

Les hausses successives des tarifs d'électricité auront atteint 18,7 % en quatre ans de gouverne libérale. Pour la députée de Rosemont, cela compromet grandement les investissements que les industries grandes consommatrices d'énergie doivent effectuer pour maintenir leurs activités. En donnant le feu vert à Hydro-Québec pour de nouvelles hausses de tarifs pour les cinq prochaines années, le Québec perdra définitivement un de ses plus importants avantages compétitifs.

"Quand on a un avantage comparé comme celui de l'hydroélectricité, on doit le mettre au service du développement économique national. On ne peut pas le sacrifier sous prétexte de faire sonner la caisse enregistreuse par la vente de notre potentiel énergétique. Nos grandes entreprises implantées dans les régions du Québec font tourner l'économie locale comme celle des grands centres urbains. C'est une vision de courte vue que de penser que les profits réalisés grâce à l'exportation d'énergie assureront à court terme l'essor du Québec dans la nouvelle économie", a affirmé Rita Dionne-Marsolais.

En refusant de stabiliser les coûts d'électricité comme le demandent les entreprises, le gouvernement libéral condamne les régions à mourir à petit feu. La décision de l'aluminerie Alcoa d'investir dans une nouvelle installation à l'étranger plutôt que de réaliser les 3 milliards $ d'investissements prévus pour ses usines de Baie-Comeau et de Deschambault pour maintenir leurs activités en est un exemple probant.

"Alcoa a préféré investir dans de nouvelles installations à l'étranger plutôt qu'au Québec. C'est 2 300 emplois qui sont menacés de disparaître. Quand on sait que l'économie de plusieurs régions du Québec dépend des activités de nos grandes industries, cela n'a rien de rassurant pour la population. L'insouciance du gouvernement Charest à l'égard du développement régional est révoltante. Le gouvernement doit revenir sur sa stratégie énergétique et adopter, sans attendre, une politique des tarifs d'électricité prévisible, stable et responsable afin de maintenir les activités des grandes industries du Québec et pour assurer la transition nécessaire vers une économie du savoir dans toutes les régions du Québec", a conclu                Mme Dionne-Marlolais.

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Communiqué envoyé le 12 juin 2006 à 17:04 et diffusé par :