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Loi spéciale visant les médecins spécialistes - La Fédération des médecins résidents du Québec appuie les médecins spécialistes



MONTRÉAL, le 12 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 12 juin /CNW Telbec/ - "La Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) dénonce l'attitude du gouvernement du Québec, qui a recours aujourd'hui à une loi spéciale pour dénouer l'impasse avec les médecins spécialistes, alors que la médiation avait été demandée par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), en conformité avec l'engagement pris en 2003 par le gouvernement. Celui-ci bâillonne aujourd'hui les médecins spécialistes et renie sa parole", a déclaré le Dr Martin Bernier, président de la Fédération des médecins résidents du Québec. En décembre dernier, le gouvernement adoptait une loi spéciale visant un demi-million d'employés du secteur public, incluant les médecins résidents, et faisait ainsi fi du processus de négociation. "Aujourd'hui, poursuit le Dr Bernier, non seulement le gouvernement met-il fin à la négociation avec les médecins spécialistes, il envoie un message clair à la relève médicale qu'ils ne sont pas et ne seront pas des partenaires du réseau de santé québécois. On doit faire ce qu'on nous dit, un point c'est tout!"

En route vers un exode qualitatif dans un contexte de pénurie

Aujourd'hui, les médecins en formation au Québec sont de plus en plus mobiles. Les lois spéciales, les plans régionaux d'effectifs médicaux restrictifs, les limites imposées à plusieurs jeunes médecins désireux de poursuivre des formations complémentaires, la désuétude des équipements et la non-disponibilité de certains plateaux techniques, sont autant de situations qui risquent d'entraîner un exode encore plus important des médecins du Québec et, plus particulièrement, de la relève.

Les médecins du Québec ont de la difficulté à pratiquer adéquatement la médecine, en raison de la pénurie de ressources. Le gouvernement demande aux médecins spécialistes d'investir davantage dans le système de santé, notamment par la mise en place de cliniques spécialisées affiliées, on leur demande d'assumer une plus grande charge de travail, on veut en faire des partenaires dans l'amélioration de l'accessibilité aux soins, mais on refuse de leur donner les moyens pour le faire.

"Si les médecins ne peuvent disposer de ressources suffisantes pour assumer les frais liés à leurs activités cliniques à l'extérieur des centres hospitaliers, si on ne leur donne pas les moyens d'investir dans la mise en place de mesures qui allégeront le fardeau des établissements de santé, et si le gouvernement ne leur permet pas non plus de travailler dans les centres hospitaliers, par manque d'équipement ou de ressources, les médecins quitteront", a soutenu le représentant des 2 300 médecins résidents actuellement en formation au Québec.

Un manque flagrant de respect

Le gouvernement du Québec traite ses employés et ses professionnels avec un manque flagrant de respect. Au Québec, la négociation de bonne foi n'existe plus. Nous comprenons mal que le ministre bafoue les règles de négociation de cette façon. Le gouvernement du Québec a signé une entente avec ses médecins spécialistes. Que ce soit le parti au pouvoir présentement ou un gouvernement précédent, cela reste un engagement et un gouvernement se doit de le respecter. "C'est une question de confiance et d'éthique", a souligné le Dr Bernier en conclusion.

La Fédération des médecins résidents du Québec

La Fédération des médecins résidents du Québec regroupe les quatre associations de médecins résidents des facultés de médecine de Montréal, McGill, Sherbrooke et Laval à Québec. Elle compte 2 300 membres, dont 650 se destinent à une pratique en médecine familiale et 1 650 qui poursuivent une formation dans l'une des 34 spécialités reconnues au Québec. Les médecins résidents dispensent des soins à la population dans 94 centres hospitaliers universitaires et dans des unités de médecine familiale (UMF), ainsi que dans les centres affiliés universitaires et les instituts universitaires, dans toutes les régions du Québec, et ce, en moyenne 72 heures par semaine. La durée de la formation postdoctorale en médecine familiale est de deux ans, celle des médecins spécialistes varie de cinq à sept ans, selon la spécialité choisie.

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Communiqué envoyé le 12 juin 2006 à 15:00 et diffusé par :