Le Lézard

Les dangers de l'établissement d'un port méthanier à Cacouna : les citoyens de l'Île Verte s'opposent au projet devant le BAPE



ÎLE VERTE, le 12 juin /CNW/ -- ÎLE VERTE, le 12 juin /CNW Telbec/ - Les membres de la Corporation des propriétaires de l'Île pour la conservation de l'Île Verte (CPICIV) souhaitent rendre publique leur opposition au projet d'implantation d'un port méthanier à Cacouna. À cet effet, la CPICIV s'exprimera ce soir devant la Commission conjointe du BAPE, à Cacouna lors du dépôt de son mémoire.

"Nous sommes préoccupés par l'avenir de la planète en général et celle du Bas-Saint-Laurent en particulier. Il n'est pas question ici de nous opposer au développement de la région, bien au contraire, mais nous souhaitons aborder la question dans une véritable perspective de développement durable", déclare Danielle Pitre, porte-parole du regroupement citoyen. "Nous sommes ici pour exprimer formellement notre opposition, en souhaitant que notre argumentaire soit entendu. Ce projet comporte des risques inacceptables pour la sécurité et la santé de la population et pour l'environnement. Cette entreprise, qui a le potentiel d'anéantir des décennies de travail investies à bâtir une industrie durable - le tourisme - est une aberration."

Une entreprise injustifiable, un dossier morcellé.

La CPICIV remet en cause la pertinence pour le Québec d'investir dans l'exploitation d'énergies fossiles. La pertinence pour le Québec qui contrôle sa richesse énergétique et la partage équitablement dans la société depuis    40 ans de laisser glisser ses intérêts entre les mains de multinationales.

Trois projets sont à l'étude sur le territoire et les demandes d'audiences génériques ont été refusées. Ces mégaprojets sont traités à la pièce, sans qu'une véritable réflexion quant à leur justification puisse avoir lieu. "Nous sommes tentés de penser que ce contexte de morcellement des débats permet aux promoteurs de tenter leur chance aux quatre coins du Québec (en même temps!), en plus de provoquer une série de commotions régionales qui créent des tensions et attisent les guerres de clochers et qui ont toutes les chances d'aboutir sur des projets mal conçus, mal acceptés ou mal compris par les communautés, pour ne pas dire passés en douces, grâce à des manigances stratégiques." a dit madame Pitre.

Il appert de plus que l'examen de chaque projet est morcellé en trois parties : les terminaux méthaniers, la sécurité maritime et les gazoducs; et qu'on a séparé les différentes composantes de l'écosystème (séparation des impacts sur la faune et les communautés humaines par exemple). "Cette approche de séparation des impacts est en flagrante contradiction avec la notion d'impacts cumulatifs et el e ne peut s'expliquer que par une volonté de    sous-estimer l'impact général du projet."

En plus du mémoire déposé ce soir, les citoyens de l'Île Verte feront valoir leurs préoccupations devant la commission, à tous les jours cette semaine, par le biais de plusieurs autres interventions portant notamment sur la méthodologie des études d'impact, sur la santé et la sécurité, sur les effets du projet sur le pont de glace de l'Île et sur les analyses portant sur la pollution par le bruit.


Communiqué envoyé le 12 juin 2006 à 09:00 et diffusé par :