Le Lézard

Un administrateur engagé envers le bien commun - L'UQAM décerne un doctorat honorifique à Guy Coulombe



MONTREAL, le 11 juin /CNW/ -- MONTREAL, le 11 juin /CNW Telbec/ - L'Université du Québec à Montréal rend hommage à Guy Coulombe, administrateur public, en lui attribuant le titre de docteur honoris causa, par décision de son Conseil d'administration et sur recommandation de la Faculté de science politique et de droit de l'UQAM. Par ce geste, l'Université veut souligner la carrière exceptionnelle de l'un des grands bâtisseurs du Québec moderne. La cérémonie se tient dans le cadre de la collation des grades de la Faculté de science politique et de droit.

La carrière de Guy Coulombe s'est échelonnée sur plus de 40 ans. Elle illustre de manière exemplaire ce que l'on désigne comme l'idéal du "service public". Ayant travaillé sous différents partis et paliers de gouvernements, il a su mettre son expertise à profit pour initier et mener à bien plusieurs réformes dans le secteur public, sans lesquels il ne serait pas permis aujourd'hui de parler d'un Etat québécois moderne. Un parcours aussi impressionnant n'est pas seulement celui d'un homme d'action et d'un agent de changement, mais témoigne également d'un engagement à l'égard du bien commun que l'UQAM veut offrir en modèle à ses étudiants au moment où l'Université s'apprête à inaugurer son nouveau baccalauréat en gestion publique.

Sociologue, Guy Coulombe appartient à la première génération de diplômés des sciences humaines qui décident de mettre directement leurs connaissances au service de la collectivité québécoise. Après avoir obtenu en 1961 sa maîtrise de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, alors dirigée par Georges-Henri Lévesque, il poursuit sa scolarité de doctorat à l'Université de Chicago. Dès son retour au Québec, il commence sa carrière de gestionnaire public au Bureau d'aménagement de l'Est du Québec.

Un des grands artisans de la Révolution tranquille, il a été consécutivement secrétaire-adjoint puis secrétaire du Conseil du trésor, pour ensuite être nommé Secrétaire général du Conseil exécutif, un poste qu'il occupera de 1975 à 1978 et qui a fait de lui le bras droit du Premier ministre.

On le retrouve ensuite aux commandes de la Société générale de financement (SGF) où il orchestre le redressement financier de plusieurs entreprises menacées de faillite, met sur pied de nouvelles filiales, crée une société à capital de risques. En l'espace de trois ans, grâce à sa vigilance, la SGF est de nouveau rentable.

Impressionné par ses performances, le Premier ministre René Lévesque lui demande de prendre la direction d'Hydro-Québec, de ses 22 000 employés et de son budget de 4 milliards de dollars à une époque où la société d'Etat faisait face à des défis importants. Il procède à une réforme majeure et implante un modèle de fonctionnement reposant sur la régionalisation des opérations. Au terme de son mandat, en 1988, monsieur Coulombe laisse derrière lui une entreprise résolue à réaliser sa mission avec les outils nécessaires pour y arriver.

M. Coulombe a par la suite présidé plusieurs tables de concertation, notamment comme responsable de la mise en place de Montréal International, comme négociateur auprès des Montagnais ou comme responsable du comité de mise en place du CHUM.

Désormais reconnu comme "l'homme des missions hardies et des tâches impossibles", on lui offre la direction générale de la Sûreté du Québec dans un contexte de crise. En deux ans, il simplifie les structures organisationnelles, décentralise les responsabilités, négocie des conventions collectives et il établit des équipes régionales d'urgence.

A l'âge où d'autres prennent leur retraite, il est nommé en 1999 directeur général de la Ville de Montréal, à la tête d'une fonction publique de 12 000 employés et un budget annuel de presque 2 milliards de dollars, un poste qu'il occupe jusqu'en 2003. Il accepte ensuite la présidence de la commission d'enquête sur la gestion de la forêt publique pour finalement prendre les rênes, il y a moins d'un an, du Comité interministériel de relocalisation du Casino de Montréal.

Photo de la remise du doctorat honorifique disponible sur demande.


Communiqué envoyé le 11 juin 2006 à 08:00 et diffusé par :