Le Lézard

1er juillet : le FRAPRU réclame de l'aide pour toutes les personnes et familles qui seront sans logis



SHERBROOKE, QC, le 9 juin /CNW/ -- SHERBROOKE, QC, le 9 juin /CNW Telbec/ - À l'ouverture de son 26ième congrès annuel qui se tiendra jusqu'à dimanche à l'Université Bishop de Sherbrooke, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a réclamé que le gouvernement Charest s'engage à aider toutes les personnes et familles qui se retrouveront sans logis au Québec, le 1er juillet prochain, peu importe la raison pour laquelle elles ont dû quitter leur logement.

À trois semaines de la date fatidique du 1er juillet, le FRAPRU considère que le nombre de ménages incapables de se trouver un toit sera probablement de beaucoup inférieur à ce qu'il a été au cours des dernières années dans la plupart des villes et régions frappées par la pénurie de logements à bas loyer, comme Montréal ou Québec. Selon l'organisme, la situation pourrait toutefois être différente à Sherbrooke où le taux général de logements inoccupés n'est que de 1,2 % et où une quarantaine de ménages sont présentement à très haut risque de se retrouver sans logis.

L'inquiétude principale du FRAPRU provient du fait que c'est la première année depuis 2001 que le gouvernement québécois n'aura pas de programme d'aide aux sans-logis et ce, même si l'offre de logements à bas loyer est plus basse que jamais. Aucune aide financière d'urgence (supplément au loyer) ne sera donc disponible, autour du prochain 1er juillet, à l'exception des 4150 suppléments qui ont été attribués au cours des années antérieures et que le gouvernement Charest a accepté de prolonger pour un an encore.

Tout au plus, le gouvernement entend-il utiliser pour des "cas humanitaires" les 200 à 250 suppléments au loyer qui, sur ces 4150, auront été abandonnés en cours d'année par les locataires qui en bénéficiaient. Or, le FRAPRU a appris de plusieurs sources que le gouvernement pourrait adopter une définition très restrictive de ce qu'est un "cas humanitaire" de sorte que les personnes seules pourraient en être systématiquement écartées, tout comme les ménages qui ont volontairement résilié leur bail ou qui ont perdu leur logement pour cause de non paiement de loyer. C'est d'ailleurs des critères de ce genre que le gouvernement avait adoptés l'an dernier pour la ville de Gatineau qui, malgré la présence de plusieurs sans logis, n'était pas éligible au programme d'urgence.

Le FRAPRU et l'Association des locataires de Sherbrooke s'objectent fortement à des critères aussi restrictifs et réclament que le gouvernement prenne tous les moyens, y compris l'ajout si nécessaire de nouveaux suppléments au loyer, pour respecter l'engagement pris le 8 avril dernier par la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, à l'effet que "le gouvernement ne laissera personne à la rue" autour du 1er juillet.


Communiqué envoyé le 9 juin 2006 à 11:30 et diffusé par :