Le Lézard

Centre québécois d'inspection des aliments et de santé animale - Un manque d'effectifs cause les retards dans les inspections



QUÉBEC, le 8 juin /CNW/ -- QUÉBEC, le 8 juin /CNW Telbec/ - Comme le soulignait hier le Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, la méthode d'inspection de nos aliments est adéquate, mais "son application comporte des lacunes". Pour le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), qui représente les inspectrices et les inspecteurs du Centre québécois d'inspection des aliments et de santé animale, les problèmes soulevés par le vérificateur général ne relèvent pas de la productivité des employés mais bien d'un manque d'effectifs.

Le personnel d'inspection devrait pouvoir se rendre régulièrement sur place afin de procéder à des contrôles. Selon le niveau de risque, toute entreprise devrait être visitée à une fréquence variant entre quatre fois par année et une fois par deux ans. Curieusement, depuis que le Vérificateur général du Québec enquête sur cette question, une nouvelle directive prolonge les délais maximaux d'inspection à trois ans. Actuellement, comme le personnel ne suffit pas à la demande, les délais peuvent atteindre de quatre à cinq ans.

"Selon nos membres, environ 30 % d'inspecteurs de plus serait requis pour rencontrer les objectifs d'inspection", constate Gaétan Girard, président général par intérim du SFPQ. Quelque 450 employés réguliers, toute catégorie d'emploi confondue, travaillent dans les directions régionales et les centrales qui couvrent l'ensemble du territoire du Québec. On y retrouvait 218 inspecteurs en 2004. Aujourd'hui, ils sont moins de 200. Ce nombre devrait encore diminuer avec les départs à la retraite non remplacés.

Par ailleurs, le Vérificateur général du Québec a souligné la qualité de la méthode utilisée par nos inspecteurs publics. Cette méthode, appelée IBR (Inspection Base-Risque), a été élaborée au Québec en 1995. De qualité équivalente à celles des nations où nous exportons des produits, elle mériterait d'être mieux connue.

"Respecter les fréquences des inspections, harmoniser les pratiques d'inspection entre les régions, adapter la méthode IBR à toutes les catégories d'établissements, sont au nombre des mesures qui amélioreraient la sécurité alimentaire de la population du Québec" de conclure Gaétan Girard.

Pour plus d'informations, consulter le mémoire du SFPQ déposé à la Commission de l'agriculture, des pêcheries et de l'alimentation en janvier 2004 : http://www.sfpq.qc.ca/Le_Syndicat/Publications/Memoires/pdf/archives/Memoire_inspection_aliments.pdf


Communiqué envoyé le 8 juin 2006 à 16:16 et diffusé par :