Le Lézard

Congrès du travail du Canada : Si c'est bon pour le Québec et la C.-B., c'est bon pour le Canada



OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 8 juin 2006) - Après le premier débat sur le projet de loi C-257, Loi modifiant le Code canadien du travail (travailleurs de remplacement), les familles travailleuses canadiennes trouvent qu'il est plus probable que le Parlement adopte enfin une loi interdisant, en vertu du Code canadien du travail, le recours aux briseurs de grève pendant les conflits de travail.

"C'est une question de justice et d'équilibre", dit Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada. "L'interdiction du recours aux briseurs de grève protège les intérêts des travailleuses et travailleurs canadiens et de leurs familles contre le pouvoir des gros employeurs, souvent des compagnies multinationales et sans racines dans la communauté."

Il existe une loi de ce genre au Québec depuis 1977 et en Colombie-Britannique depuis 1993. Dans les deux cas, on a assisté depuis son adoption à une diminution du temps de travail perdu à cause de grèves ou de lockout et à une réduction de la durée et de l'intensité des conflits de travail.

"Si c'est bon pour la C.-B. et pour le Québec, c'est bon pour le Canada", précise M. Georgetti. "C'est un fait établi que les employeurs qui engagent des "scabs" au cours de grèves ou de lockout se donnent ainsi l'avantage inéquitable de pouvoir faire traîner la négociation collective et de tirer profit de la rémunération impayée (les briseurs de grève gagnent souvent moins que le personnel normal) et compromettent par le fait même tout espoir d'arriver à un règlement équitable."

"Le conflit qui se poursuit à la mine Ekati, dans les Territoires du Nord-Ouest, milite en faveur de l'adoption du projet de loi. Depuis des mois, l'énorme multinationale BHP Billiton se dérobe à son obligation de conclure une première convention collective avec 400 membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, au mépris des conséquences que cela peut avoir sur les travailleurs et travailleuses et sur la communauté."

"Le premier ministre a fondé sa campagne électorale sur la promesse d'aider les familles travailleuses du Canada. Il peut d'ores et déjà passer à l'action en appuyant ce projet de loi", a ajouté M. Georgetti.

"Nous remercions le Bloc Québécois et le Nouveau parti démocratique de faire équipe pour assurer l'adoption du projet de loi, et nous remercions également tous les députés et les députées libéraux qui ont annoncé qu'ils voteraient en sa faveur."

Le Congrès du travail du Canada lance une campagne nationale pour voir à ce que le Parlement actuel adopte la loi anti-briseurs de grève. "Partout au Canada, et principalement dans les circonscriptions où la députée ou le député est conservateur ou libéral, les chefs syndicaux incitent les travailleurs et travailleuses à communiquer avec leur député ou députée et à demander à leur famille d'en faire autant pour qu'ils et elles votent en faveur du projet de loi anti-briseurs de grève. C'est une question fondamentale d'équité pour les travailleurs et les travailleuses", dit M. Georgetti.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 135 conseils du travail de district.




Communiqué envoyé le 8 juin 2006 à 11:55 et diffusé par :