Le Lézard

Notre qualité n'est pas négociable, madame Théberge



MONTRÉAL, le 7 juin /CNW/ -- MONTRÉAL, le 7 juin /CNW Telbec/ - Devant les menaces de la ministre Théberge de retirer les permis aux garderies qui défieront le règlement à compter du 1er septembre 2006 et devant l'intransigeance de celle-ci face au réseau privé, l'AGPQ n'aura d'autres choix que d'augmenter les moyens de pression d'ici l'automne 2006. Toutes les garderies privées du Québec sont donc appelées à tenir des assemblées générales de parents dans leurs installations afin d'informer les 72 000 parents-utilisateurs des impacts néfastes qu'aura l'application du projet de règlement sur la qualité des services éducatifs dispensés aux familles.

Selon Sylvain Lévesque, président de l'AGPQ, il est totalement inadmissible que la ministre Théberge menace de couper les vivres aux garderies plutôt que de reconnaître la précarité dans laquelle elle mettra les garderies qui s'efforcent d'offrir des services éducatifs de la plus haute qualité pour le bien-être et le développement harmonieux de nos enfants si elle maintient les orientations gouvernementales actuelles.

La ministre doit assumer les responsabilités qui lui incombent au lieu de s'acharner sur un réseau dont les réalités diffèrent de celles du réseau public. Si la ministre applique sa menace de suspendre des permis, elle prendra en otage des milliers de parents qui bénéficient de places de qualité dans les garderies. La menace de la ministre est tout à fait irresponsable vis-à-vis les 36 000 enfants qui fréquentent nos établissements et qui offrent des services éducatifs de grande qualité aux tout-petits. Cette menace de retirer des permis, tout en refusant de financer équitablement les garderies privées, est inacceptable.

Les propriétaires de garderies ne sont pas en faveur que les activités supplémentaires deviennent une source de financement. Cependant, ces activités supplémentaires fort appréciées des parents et des enfants sont devenues essentielles pour répondre à nos obligations envers les familles et assurer des services éducatifs de qualité aux enfants, compte tenu du refus de la ministre Théberge de reconnaître les problèmes pourtant évidents de sous-financement.

La qualité est non négociable madame Théberge. Jamais nous n'accepterons de traiter nos enfants en citoyens de deuxième classe. Nous refusons de couper dans la qualité des services éducatifs et dans les conditions de travail du personnel éducateur.


Communiqué envoyé le 7 juin 2006 à 15:26 et diffusé par :